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JDN.
L'année 2003 a-t-elle marqué le renouveau de l'Internet
et des télécoms?
Fraçois
Momboisse (Directeur général de Digifnac et président
de la FEVAD). Plutôt
que de renouveau je parlerais de massification : Internet
n'est plus réservé à des "early adopters" parisiens,
masculins, de moins de 35 ans, CSP +, qui se réunissent
une fois par mois en secret. En 2003, avec 20 millions
d'internautes dont 7 millions d'acheteurs, une croissance
du e-Commerce de plus de 50%, un taux d'équipement en
micro-ordinateurs qui a explosé, Internet est devenu
un média de masse. Le téléphone portable avait
effectué le même mouvement il y a trois ans.
Quelle
sera, selon vous, la principale tendance de 2004?
L'accélération
de cette croissance, et la popularisation d'Internet.
3 millions de foyers ont aujourd'hui le haut débit.
Les sites sont de plus en plus performants et sérieux,
non seulement en front office mais aussi en service
client et logistique. La confiance des consommateurs
dans Internet (visible dans l'augmentation du taux d'internautes
qui achètent sur le net) va continuer de croître.
Les enfants et les adolescents vont convertir leurs
parents. Internet devient un vecteur central et indispensable
de la vie des entreprises, et tout particulièrement
bien sûr pour les entreprises de vente à distance.
Quel est votre objectif
principal cette année ?
A
la Fevad, contribuer à stabiliser et simplifier l'environnement
règlementaire, pour que les entreprises puissent se
consacrer à la croissance de leur chiffre d'affaires
tout en respectant parfaitement le consommateur, comme
les membres de la Fevad
l'ont fait depuis des décennies avec leurs catalogues.
A la Fnac, lancer un site de téléchargement de musique
en ligne.
Quelles
sont vos principales attentes en matière d'environnement
économique, législatif, réglementaire ou juridique?
Comme c'est l'époque des voeux,
je souhaite:
- la stabilité (pas de nouvelle directive européenne
qui remette en cause les précédentes),
- l'appel à la responsabilité des acteurs (avec sanctions
en cas de faute), plutôt que l'interdiction préalable
(pas de loi contraignante pour 100% des entreprises
quand seuls 0,5% d'acteurs indélicats sont en cause),
- la simplification et l'évolution en douceur et optionnelle
des modes de paiement plutôt que la révolution (au moment
où les consommateurs utilisent de plus en plus et avec
confiance leur carte de crédit, n'allons pas tout compliquer
et brouiller les messages),
- la prise en compte du caractère transnational d'Internet
qui peut rendre les réglements purement nationaux ou
même européens inopérants (ne découvrons pas après coup
qu'une loi européenne dite "anti-spam" est inopérante
sur les emails américains),
- j'en garde pour 2005...
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