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JDN.
L'année 2003 a-t-elle marqué le renouveau de l'Internet
et des télécoms?
 Pierre
Calmard et Philippe Seignol (Directeurs généraux
du pôle interactif d'Aegis Média France). Indéniablement.
La publicité sur Internet a fait la preuve de son efficacité
et attire un nombre croissant d'annonceurs ; l'e-commerce
explose ; la consommation du média augmente drastiquement.
Bouygues et SFR avec l'I-Mode et Vodafone Live illustrent
parfaitement la conjonction "explosion des services
Internet mobile/intégration des médias interactifs dans
les stratégies de communication".
Quelle
sera, selon vous, la principale tendance de 2004?
La
venue sur Internet de nouveaux annonceurs : les secteurs
traditionnels ne pourront pas rester longtemps à l'écart
d'un média efficace, mesurable, interactif et économique.
A l'heure d'une recherche toujours plus grande de productivité
média, Internet est incontournable. Le "tout télé" n'est
plus qu'une stratégie par défaut, comme on le constate
déjà aux Etats-Unis. Des annonceurs que certains n'attendaient
pas forcément, comme La Poste ou Gaz de France, l'illustrent
déjà avec réussite. L'enrichissement des stratégies
créatives sur le Web est un autre enjeu important pour
émerger. La montée en puissance du haut débit constitue
un formidable terrain d'expression pour les créatifs.
Quel est votre objectif
principal cette année ?
Continuer
de fournir à nos clients (les annonceurs) le meilleur
service pour développer harmonieusement leur présence
sur Internet. Nous sommes leaders français (et mondiaux),
nous comptons renforcer encore notre part de marché,
cela passe par une avance toujours plus grande sur nos
concurrents, que ce soit sur la maitrise du média, la
qualité de service, ou la productivité. Notre poids
est une conséquence, pas une cause.
Quelles
sont vos principales attentes en matière d'environnement
économique, législatif, réglementaire ou juridique?
Sur le plan économique, une prise
de conscience des directeurs marketing et communication
en France du potentiel que représente Internet pour
les marques. L'absence sur le Web de quelques grandes
marques est une hérésie, sur le plan purement rationnel
comme au regard de ce se passe ailleurs dans le monde.
La reprise économique doit fournir l'occasion à ces
annonceurs de sortir des sentiers battus et rebattus.
Sur le plan juridique, nous sommse rassurés par l'évolution
de la loi sur l'encadrement de l'e-mailing. Nous estimons
par ailleurs qu'une réflexion autour de la Loi Sapin
sur des emplacements achetés au clic ou à la performance
doit être entamée.
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