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Prévue pour le 30 janvier
et faisant figure de test pour le marché, les banques
et les investisseurs, l'introduction en Bourse du groupe
Iliad a reçu le visa de l'AMF (Autorité
des Marchés Financiers) mardi 20 janvier au soir.
Depuis hier, le 21, l'offre publique est ouverte et le
placement global a été entamé. Ce
placement global est principalement destiné aux investisseurs
institutionnels (public en France et privé à l'international)
et doit se poursuivre jusqu'au 29 janvier prochain, date
à laquelle interviendra une première cotation
des actions de la société. Puis, le 30 janvier,
débuteront les négociations des actions
d'Iliad sur le Premier Marché d'Euronext Paris.
C'est SG Corporate & Investment Banking, Cazenove et Oddo
& Cie qui se chargent de diriger l'opération.
Adoptant
le symbole ILD, le groupe Iliad va placer en Bourse
entre 6,3 et 8 millions d'actions (soit entre 11,97
et 15,01 % des droits de vote). Ces chiffres comprennent
5 à 5,828 millions d'actions nouvelles et 1 million
à 1,9 million d'actions existantes. Parmi les
détenteurs d'actions prêts à céder
leur participation, on retrouve des fonds Goldman Sachs
et des fonds Axa. Les dirigeants de la société
(dont le PDG, Xavier Niel, qui détient aujourd'hui
près de 78 % du capital) ne se départissent
pas de leurs actions. Un lock-up de 180 jours (six mois)
les empêchera d'exercer leurs actions dès
la cotation du titre.
La faible part du capital qui
sera cotée en Bourse devrait nettement limiter
le nombre de particuliers détenteurs d'actions
du groupe. La majorité des titres cotés
devrait rester entre les mains des investisseurs institutionnels.
Parmi eux, on devrait retrouver une partie des investisseurs
institutionnels déjà présents au
capital de Wanadoo. La détention d'actions Iliad/Free
leur permettra en effet de pondérer leurs risques
(si l'action Wanadoo baisse, le titre Free devrait logiquement
monter, et inversement).
Le prix de vente de l'action
est annoncé entre 14 et 16,3 euros. Ce montant
est encore modifiable mais il donne déjà
une idée de la valorisation de la société,
de l'ordre de 720 millions d'euros. Selon un communiqué
publié par Iliad, les fonds levés lors
de l'introduction (environ 90 millions d'euros) doivent
permettre de "mener une politique de développement
externe ciblée sur des domaines présentant une forte
complémentarité avec les activités existantes ou permettant
une meilleure utilisation de son réseau de télécommunications."
50 millions d'euros devraient être affectés
au dégroupage sur les deux années à
venir.
Dans sa note d'opération
visée par l'AMF, le groupe souligne qu'au 31
décembre, Free comptait 163.000 abonnés
en dégroupage partiel (33,6 % du nombre
total d'abonnés ADSL en France). Le fournisseur
d'accès est désormais présent dans
176 communes en France et affirme délivrer son
service de télévision sur ADSL à
plus de 70 % de ses 100.000 abonnés Freebox
(soit ceux situés à moins de 2200 mètres
de leur central téléphonique).
Iliad estime par ailleurs
que son chiffre d'affaires consolidé au 31 décembre
2003 devrait se situer entre 290 et 296 millions d'euros
(fourchette basse). Si Iliad n'a pour l'instant pas
donné de prévisions pour 2004, le fournisseur
d'accès indique cependant comme objectif le million
d'abonnés ADSL en 2005.
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