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Lancé en mai 2001, Surcouf.com
a été conçu pour être l'interface
Web de la partie magasin du groupe qui, à l'époque,
se limitait à un point de vente situé
Boulevard Daumesnil à Paris. Depuis, l'intégration
entre le site et le magasin ne s'est pas démentie,
la convergence, le partage des moyens et des expériences,
étant au coeur des relations entre le on et le
offline.
Un principe qui vaut
également en matière de logistique. Les
stocks du site, par exemple, sont à 90 % ceux
du magasin situé Boulevard Daumesnil, soit quelques
25 000 références. "Seuls 10
% des approvisionnements se font en direct chez les
fournisseurs", indique Pascal Griot, directeur
de Surcouf.com. Une structure qui permet au site de
réaliser des économies substantielles
sur ses coûts logistiques, mais qui ne concerne
que le magasin parisien. Les stocks des trois autres
points de vente (Strasbourg, Belle Epine et Mérignac)
ne sont pas pris en compte pour l'instant par le site,
en raison, principalement, de problèmes d'assortiment.
De fait, la préparation
des commandes en ligne est réalisée grâce
à du picking en magasin. Celui-ci est assuré
en partie par les vendeurs de chaque stand du magasin
parisien. Afin de gagner du temps, les vendeurs reçoivent
sur une interface Web, à mesure que les commandes
sont validées sur le site, les références
des produits qu'ils doivent mettre de côté
pour le picking. "Cette interface leur permet également
d'éditer une étiquette autocollante, munie
d'un code barre intégrant toutes les références
de la commande afin que les internautes puissent suivre
en ligne l'état de celle-ci", précise
Pascal Griot. Cette interface Web permet enfin au vendeur
d'extraire le produit des stocks du magasin.
Les articles mis ainsi
de côté sont ensuite collectés plusieurs
fois dans la journée par l'équipe chargée
du picking. Parallèlement, une autre équipe
collecte, elle, sur le même principe, les commandes
express qui doivent être traitées dans
les deux heures, le tout étant finalement acheminé
jusqu'au service logistique du magasin. Là, les
produits sont scannés, rassemblés et disposés
sur des pallettes filmées ou dans des bacs, pour
être acheminés, jusqu'à six fois
par jour, par camion au centre logistique du groupe
situé à quelques rues du Boulevard Daumesnil.
A leur arrivée,
les produits y sont de nouveau scannés pour confirmer
leur réception et un numéro de "gisement"
dans l'entrepôt leur est attribué. "Si
la commande est complète, explique Pascal Griot,
le système informatique déclenche alors
le paiement et édite une facture ainsi que l'ordre
de préparation de la commande."
Les produits sont alors
de nouveau collectés, puis conditionnés
dans des emballages banalisés, les gros produits
étant pour leur part recouverts d'un film de
plastique noir opaque. Le transport est réalisé
par UPS, Chronopost ou encore France Express pour les
produits lourds.
En période de pic d'activité,
comme Noël, le magasin dispose en moyenne de trente
jours de stocks et double ses effectifs pour la préparation
de commande. De 20 à 25 personnes en temps normal,
l'équipe passe alors à 40 personnes. S'y
ajoute le personnel chargé du picking en magasin,
soit une dizaine de personnes en plus. Selon Pascal Griot,
cette structure logistique devrait rester inchangée
encore quelques années, la solution alternative
étant, à terme, la création d'un
stock central dédié, et non d'un système
de picking élargi au quatre magasins existant.
Au premier semestre 2003, les ventes en ligne représentaient
9,5 % du chiffre d'affaires du groupe Surcouf. |