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L'Association française des investisseurs en capital
(AFIC) a présenté une synthèse de l'état
du marché du capital-investissement en France, à
l'occasion de son congrès annuel qui s'est déroulé
le 9 mars. La chute des investissements est exceptionnelle.
D'un volume de 7,5 milliards d'euros en 2002, ils sont passés
à un niveau de 4 milliards d'euros en 2003. La dernière
livraison de l'indicateur Chausson Finance soulignait déjà
cette tendance à la baisse (cf article
JDN du 17/03/04).
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Le
capital-investissement français en chiffres
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Catégories
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2003
(millions
d'euros)
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2002
(millions
d'euros)
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Variation
(en %)
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LBO*
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2 108
|
5 917
|
- 64,4
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Développement
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806
|
758
|
6,33
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Amorçage
et 1er tour
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341
|
501
|
- 32
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Ré-investissement
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388
|
122
|
218
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Total
investissements réalisés
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4
028
|
7
501
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- 46,3
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Source
: AFIC / PricewaterhouseCoopers
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* Leverage
Buy Out ou reprise avec effet de levier : rachat d'une entreprise
par des organismes spécialisés qui financent ces reprises
par de l'endettement
Le
retrait a été significatif pour les LBO. Entre
2002 et 2003, leur volume a baissé de 64,4% en passant
de 5,9 milliards d'euros en 2002 à 2,1 milliards en 2003.
La majorité des rachats effectués en 2003 sur
plus de 250 sociétés se sont conclus pour moins
de 10 millions d'euros.
Pour les start-ups, la période a été pénible
: les investissements en phase d'amorçage et dédiés
aux premiers tours de table ont baissé de 32% en passant
de 501 millions d'euros en 2002 à 341 millions d'euros
l'année suivante.
En terme de performance financière, le taux de rendement
interne global pour les sociétés de capital-investissement,
toutes catégories confondues, a légèrement
augmenté : de 19 % en 2002, il affiche une légère
progression à 20 % en 2003.
"Si le capital-risque a reculé, les volumes investis
en capital-développement ont progressé et sont
allés irriguer les PME-PMI", commente Gilles Mougenot,
Président de l'AFIC. Sur les 1.755 entreprises financées,
1.562 entrent dans la catégorie petites ou moyennes
entreprises.
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Les
investissements 2003 par secteur d'activité
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en
volume (part du total)
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en
valeur (part du total)
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Informatique
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29 %
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7 %
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Industrie
et Pharmacie
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16 %
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28 %
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Biens
de grande consommation
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13 %
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14 %
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Medical
et biotechnologies
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13 %
|
12 %
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Services
et transports
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11 %
|
16 %
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| Telecoms |
8 %
|
16 %
|
| Total |
1
755 opérations
|
3
643 millions d'euros
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Source
: AFIC / PricewaterhouseCoopers
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Une répartition sectorielle sur l'année 2003
montre que l'informatique a absorbé la plus grande
partie des investissements (29%), devant les branches "industries
et pharmacie" (16%). Les univers "biens de grande
consommation" et "médical et biotechnologies"
représentent chacun 13% des volumes d'investissement.
En bas de classement pointe le secteur des télécommunications
avec un taux de 8%. Une position de retrait sans doute dûe
au retour de manivelle constaté après l'éclatement
de la bulle Internet.
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L'afic
pour un "environnement propice" au capital-investissement
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A l'occasion du congrès annuel de l'Afic,
son président Gilles Mougenot a émis
cinq propositions relatives au métier de capital-investisseur
:
- une véritable intégration du capital
investissement dans des produits tels que l'assurance
vie, les plans d'épargne retraite ou encore
les fonds de pension pour les retraites.
- une adaptation du droit français à
des techniques financières et juridiques pratiquées
à l'étranger censées faciliter
le travail des sociétés d'investissement.
Un voeux qui devrait être en partie exaucé
avec le projet de loi sur les Bons autonomes de Souscriptions
d'Actions (BSA) attendu en juin.
- une promotion à un "environnement propice"
au développement du capital investissement
par l'adaptation voire la suppression de certaines
normes européennes.
- le renforcement du volume de garantie associé
aux investissements dans les jeunes entreprises.
- un développement de l'esprit d'entreprise
en France avec la création d'un module de formation
au capital-investissement dans les écoles d'ingénieurs
et les écoles de commerces.
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