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A la différence des "First Tuesday " et
autres organisations de rencontres d'entrepreneurs en quête
de capital frais et d'investisseurs disponibles, la manifestation
Start-west a survécu aux années difficiles et
annonce sa quatrième édition pour les 26 et
27 mai 2004 à Nantes (voir encadré). A l'occasion de la présentation de
l'événement, ce jeudi 25 mars, un bilan du marché
du capital-investissement ,et en particulier de l'early-stage
(amorçage et premier tour de table), a été
présenté par le cabinet Deloitte, partenaire
de l'événement, aux côtés notamment
de l'Anvar.
Rejoignant les constats déjà établis
par l'Indicateur Chausson (lire l'article
JDN du 17/03/2004), l'Association française
des capital-investisseurs (lire l'article
JDN du 25/03/2004) et son équivalent au niveau
européen, l'EVCA, le rapport de Deloitte constate
qu'en 2003 les investissements en capital-risque ont fortement
reculé et que les opérations de buy-out ont
été privilégiées.
D'un point de vue plus général, Jean-Christophe
Dol, associé chez Deloitte Finance rappelle tout d'abord
que la France est le deuxième pays de destination des
investissements financiers, puisqu'elle concentre 20 %
des capitaux investis en Europe... des capitaux qui proviennent
à 70 % d'investisseurs étrangers.
Face
au Royaume-Uni, pays plutôt dynamique dans le domaine
du private equity, les investisseurs institutionnels français
n'allouent que 0,1 % de leurs actifs aux investissements
en capital, contre 0,4 % chez les anglais.
Quant
au capital-risque, si la France se place en première
position européenne en valeur de fonds levés
(un tiers du total soit 903 millions d'euros), et qu'en 2003,
"les réserves françaises ont été
évaluées à plus de deux ans d'investissements
contre une moyenne de 1,2 an au niveau européen"
a précisé Jean-Christophe Dol, citant des statistiques
de l'EVCA, le marché reste "convalescent".
10 % seulement de la totalité des fonds ont été
investis dans des opérations d'amorçage, en
2003, les investisseurs poursuivant leur logique d'amélioration
de leur TRI (taux de rendement interne) global en investissant de préférence dans des projets de développement.
Du côté des business angels, la France se révèle
nettement en retard par rapport au Royaume-Uni où ils
sont dix fois plus nombreux à investir (50 000 environ).
Rebondissant sur le constat d'un marché en mauvais
état, les sociétés de capital-risque
poursuivent leurs revendications auprès du gouvernement
sur les dispositions financières et juridiques qui
limitent leur champ d'action.
La Loi de Finance 2004 devrait y répondre en partie,
notamment par de nouveaux avantages fiscaux pour les "jeunes
entreprises innovantes" et leurs investisseurs, par la
hausse du plafond du Crédit impôt recherche (qui
élargit le périmètre d'éligibilité),
et enfin par la création de la SUIR ou société
unipersonnelle d'investissement à risque dont les caractéristiques
fiscales devraient être favorables aux FCPI.
Dans le
lot des dispositions à venir, l'associé de Deloitte
Finance cite la création du fonds de réserve
pour les retraites (FRR), la création des plans d'épargne
retraite populaire (PERP, loi Fillon) et des fonds d'investissement
de proximité (FIP, loi Dutreil) ; des mesures qui répondent
également à la demande des FCPI pour une plus
grande intégration du capital-investissement dans les
produits d'épargne populaire.
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La 4ème
édition de Start-west, les 26 et 27 mai 2004
à Nantes
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Les trois premières éditions des rencontres
Start-west ont réuni plus de 80 projets en phase
d'amorçage ou de démarrage (1er tour)
. Les dossiers proviennent en large majorité
des régions Pays de Loire et Bretagne et font
partie, pour le plus grand nombre, du secteur des TIC. Les biotechnologies étaient en forte augmentation lors de l'édition 2003.
A la suite de chaque manifestation Start-west, 2,7
millions d'euros ont été levés
en 2001 ; 5,6 millions en 2002 et près de
3,7 millions en 2003, dont 2 sont encore
cours de négociation.
Sur les trois éditions
passées, le montant moyen levé par entreprise
est de 631 000 euros, mais pour la moitié des
opérations le montant investi n'a pas dépassé
les 300 000 euros.
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