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La France compte près de 11 millions d'abonnés Internet
La dernière enquête de l'ART montre que les abonnés Internet bas débit sont encore majoritaires, avec 60 % des accès. Les abonnements haut débit génèrent cependant 62 % du chiffre d'affaires global.   (22/07/2004)
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Autorité de Régulation des Télécom

Selon les statistiques publiées le 20 juillet dernier par l'Autorité de Régulation des Télécoms (ART), le nombre d'abonnés à Internet en France s'élève à 10,9 millions au 31 mars 2004, soit un taux de pénétration de 18,3 %. En terme de revenus, ces abonnements Internet représentent un chiffre d'affaires global de 594 millions d'euros au premier trimestre, soit plus de deux milliards d'euros en tendance annuelle.

Tableau de bord des accès Internet en France
(Premier trimestre 2004)
Internet bas débit
Nombre de lignes
Chiffre d'affaires
(en millions d'euros)
Comptes d'accès gratuits
2.698.142
56
Forfaits
3.819.572
169
Total des connexions bas débit
6.517.714
225
Internet haut débit
Nombre de lignes
Chiffre d'affaures
(en millions d'euros)
xDSL
3.988.766
337
Câble
416.838*
30
Autres technologies
440
2
Total des connexions haut débit
4.416.044
369
Total des connexions Internet
10.923.758
594
Source : ART, Observatoire du marché de l'Internet, juillet 2004, * Source : Aform

Des résultats relativement exhaustifs puisque cette étude est la première enquête statistique réalisée par l'ART auprès de la totalité des fournisseurs d'accès, soit 32 entreprises. Les indicateurs trimestriels publiés jusqu'à présent ne concernaient en effet que les opérateurs de télécommunications. De fait, certaines données, comme le chiffre d'affaires sur le marché final, demeuraient incomplètes, plusieurs FAI n'ayant pas la qualification d'opérateur (Voir méthodologie de l'enquête).

Outre le nombre d'abonnés et le chiffre d'affaires généré par cette activité, cette étude révèle également que, malgré la progression du haut débit en France, les connexions bas débit représentent encore près des deux-tiers des accès Internet. Si les lignes associées à un forfait demeurent majoritaires (58,6 %), les comptes gratuits (facturation à la consommation) représentent tout de même 41 % des accès Internet bas débit. Par contre, leur part dans les revenus générés par les abonnements bas débit sont nettement inférieurs. Alors que les abonnements gratuits ont généré un chiffre d'affaires de 56 millions d'euros (25 % du chiffre d'affaires bas débit) pour 2.302 millions de minutes de connexion au premier trimestre 2004, les forfaits ont rapporté 169 millions d'euros, soit 75 % des revenus, pour 13.961 millions de minutes.

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Comparativement, les connexions haut débit (débit supérieur à 56kbits/s) sont nettement plus rémunératrices. Elles ont totalisé un revenu de 369 millions d'euros durant le trimestre, dont plus de 90 % (337 millions d'euros) pour les accès xDSL (principalement l'ADSL). Les accès par câble demeurent minoritaires puisqu'ils représentent 9,4 % des connexions haut débit, pour un revenu de 30 millions d'euros. La clientèle grand public constitue la grande majorité des abonnements xDSL et au câble, tandis que les autres technologies (boucle locale radio, fibre optique ou accès par satellite) s'adressent plutôt à la clientèle entreprise. Leur part dans les connexions haut débit est d'ailleurs minime (2 millions de chiffre d'affaires pour 440 unités).

Méthodologie de l'enquête

L'enquête a été réalisée auprès de 32 FAI : Altitude Télécom, AOL France, Aricia, Cario, Cegetel, Clara.net, Colt, Dixinet, Easynet, Erenis, EstVidéo, E-Qual, First Stream Telecom, Free, Freesurf, Géolink, La Poste, Magic Online, MCI Worldcom, NC-Numéricâble, Nérim, Neuf Telecom, NetPratique / Net Ultra, Noos, NordNet, Tele2, Telecom Italia, Tiscali, T-Online / Club Internte, UPC, Oléane, Wanadoo.
En ce qui concerne l'xDSL, les résultats peuvent différer de ceux publiés par France Télécom pour deux raisons :
Les chiffres publiés par cet Observatoire correspondent aux offres commercialisées effectivement sur le marché final, alors que ceux de France Télécom portent essentiellement sur les marchés intermédiaires, dégroupage ou options 3 et 5.
France Télécom inclut dans ses chiffres les accès Internet via Turbo-DSL alors que seule une part d'entre eux est revendue par les FAI sur le marché final.


 
 
Emilie LEVEQUE, JDN
 
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