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Kézaco
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BLR :
boucle locale radio. L'utilisateur communique
par liaison radio, utilisant la bande de fréquence
3,5 GHz, avec une station de base, reliée
au central de l'opérateur. |
L'équipement :
une antenne de réception et un boîtier, qui
communiquent avec une station de base située
sur un point haut. |
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Le
mât de Beaumont, station de base pour
la BLR de Felletin
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Repères |
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Licences BLR
: alors qu'en juillet 2000, l'ART avait distribué
des licences à 12 opérateurs, ils ne sont
aujourd'hui plus que deux en métropole
(9 Telecom Entreprise et Altitude Telecom-Broadnet),
et trois dans les DOM (Cegetel La Réunion,
Médiaserv et XTS Network). |
16 % des entreprises
sont situées dans des communes couvertes
partiellement ou totalement par la Boucle
Locale Radio (données à fin
2003). |
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Située dans la Creuse, la petite commune de Felletin,
1 892 habitants, aurait pu attendre longtemps son accès
DSL. Mais la politique volontariste de son maire en a décidé autrement et a sauvé
la ville du no man's land numérique qui la guettait,
en mettant en place, dès le début 2000, une boucle
locale radio (BLR).
A l'époque, cette technologie d'accès à l'Internet
haut débit, qui repose sur le transport de données par
voies hertziennes, était promise à un déploiement rapide.
Reléguée par la suite à un marché de niche, elle connaît aujourd'hui
un regain d'intérêt dû à l'apparition de nouveaux équipements
et de nouvelles technologies (le Wimax) permettant d'exploiter
sa bande de fréquences. Conséquence, l'ART a lancé,
le 29 juin dernier, une consultation publique afin de
recueillir les demandes des industriels souhaitant réaliser
des tests techniques jusqu'au 1er septembre 2005, et
d'évaluer ensuite l'intérêt d'ouvrir de nouvelles bandes de
fréquence.
Mais lorsque Felletin entreprend de mettre le Plateau de Millevaches à l'heure
de la BLR, rien de tout cela n'est en place. Contrairement à d'autres initiatives territoriales en matière de haut débit, ce projet ne s'inscrit pas dans le cadre du programme de desserte
haut débit du Limousin, baptisé Dorsal. Celui-ci est poussé en revanche par France Télécom
qui choisit la commune pour réaliser un test, car la municipalité était déjà utilisée comme
plate-forme expérimentale
pour les technologies de l'information.
L'expérimentation, entièrement financée par l'opérateur
historique, s'est révélée très positive pour la commune.
Les résultats techniques ont été qualifiés de concluants,
avec un débit symétrique de 500 kb/s et une connexion
fiable. Au total, une vingtaine d'habitants a bénéficié
de l'accès offert par France Télécom. Parmi eux, beaucoup
de jeunes, mais aussi des travailleurs à distance, des
établissements scolaires, des entreprises.
Pourtant, malgré ces bons résultats, la BLR n'est plus utilisée à Felletin depuis l'été 2003.
Le caractère expérimental de l'opération obligeait
en effet France Télécom à fabriquer les équipements dans des
quantités trop limitées pour en assurer la rentabilité.
En tout, l'opérateur a installé une antenne de réception
(sur le mât qui sert aussi au GSM et à la télévision),
et une vingtaine d'émetteurs-récepteurs qui se présentent
sous la forme de petits boîtiers.
Hors de question, néanmoins, d'abandonner le haut débit
auquel les abonnés qui y avaient goûté étaient très
attachés. Ce d'autant plus que la ville a elle aussi grandement
bénéficié de l'expérience. "Nous avons créé le site
de la commune à ce moment-là, ce qui a eu un impact
sur le plan touristique, confie Floriana Tchao-Ago,
chargée de communication et du projet TIC auprès de
la mairie de Felletin. Par ailleurs, nous avons reçu
beaucoup de demandes d'informations émanant de personnes
qui voulaient s'installer à la campagne, parmi lesquelles
de nombreux parisiens." La troisième révolution industrielle,
celle de l'Internet, pourrait-elle être le moteur de l'exode urbain ?
Felletin poursuit en tous cas sa stratégie d'expérimentations,
en se tournant cette fois vers les technologies satellite et Wi-Fi
pour tenter un déploiement d'envergure. Le projet actuel,
conduit cette fois en partenariat avec Tiscali qui
supporte l'intégralité des coûts des abonnements, est
voué à perdurer. Une étude est même en cours pour savoir
si le couple satellite-wifi pourrait être mis en place
dans les communes alentours.
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Les autres volets de l'enquête
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