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Renault : un quart des contacts qualifiés finit par une vente
Le constructeur automobile a fait de son site un véritable outil de recrutement clients. Avec succès. Dix pays suivent aujourd'hui l'exemple du site français.   (22/09/2004)
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Cela fait maintenant quatre ans que Renault a posé les premières pierres de la stratégie de communication online du groupe. Baptisée Renault.Site, il consiste en un projet de déploiement de l'offre en ligne à international suivant une stratégie de rationalisation des sites pays du groupe. "Tout en conservant les valeurs de la marque que sont l'innovation et la créativité, nous avions trois objectifs : aider aux choix des produits, pré-recruter et fidéliser la clientèle", détaille Bernard Le-Bihan, directeur du projet Renault.site au service central "e-commerce" chez Renault. Quatre ans plus tard la direction tire un bilan positif du projet.

Onze pays sont aujourd'hui équipés de sites Renault : France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Pays-Bas, Italie, Pologne, Portugal, République tchèque, Suisse et Brésil. Tous se basent sur le modèle français. Ces sites, dits "e-commerce", proposent aux internautes le détail des véhicules neufs et les disponibilités en termes de véhicules d'occasion. Ils permettent la préparation de l'achat et vont même jusqu'à la prise de réservation en ligne chez le concessionnaire le plus proche. Mais le véritable pas du "e-commerce" n'est pas franchi puisque les achats se font encore directement dans le réseau physique de distribution. Ces sites se positionnent donc surtout comme des outils de pré-recrutement de clientèle.

Les sites nationaux dépendent de la direction e-commerce centrale à Paris, vingt-sept personnes, la moitié orientée marketing et relation clients, l'autre informatique. Cela permet de s'assurer une certaine homogénéité entre les différents sites. Cette unité dans la présentation n'empêche cependant pas des adaptations locales. Ainsi, les gammes présentées en ligne sont adaptées selon les marchés nationaux. "Par exemple, en France, 25.000 véhicules d'occasion sont proposés sur le site, en Allemagne environ 17.000", indique Bernard Le-Bihan. Côté back-office, l'ensemble des 423 concessionnaires affiliés présents dans les onze pays qui font partie du projet Renault.Site est relié à la base produits du groupe en Intranet.

L'audience de l'ensemble des pays européens atteint une moyenne de 2,5 millions de visiteurs uniques par mois (source Nielsen Netratings). Le nombre de contacts "très qualifiés", c'est-à-dire les recherches d'informations ainsi que les demandes d'essais de véhicules, sont de l'ordre de 30.000 à 35.000 par mois en moyenne. Renault.fr a compté à lui seul une audience de 597.536 visiteurs uniques par mois en août, soit une progression de 53 % par rapport à août 2003. Sur la période, le site français a enregistré 8.407 contacts qualifiés.

"
Un contact sur quatre portant sur l'offre de véhicules neufs est effectivement transformé", assure Bernard Le-Bihan. Si le site Renault.fr n'est pas à proprement parler un site marchand, il a n'en a donc pas moins permis de transformer plus de 2.100 ventes en concession sur le seul mois d'août. Ce très bon taux de transformation s'explique par le fait que, grâce au programme de formation organisé en interne, aujourd'hui 80 % des demandes sont traitées par les concessionnaires sous 24 heures, et ce pour l'ensemble des sites en Europe.

4,7 % des investissements publicitaires se font en ligne
Deuxième annonceur français plurimédia en 2003, Renault a bien intégré Internet dans son plan média, en collaboration avec Carat Interactive. Selon les données brut Secodip, sur 190,42 millions d'euros investis en communication l'an dernier, Renault a consacré à Internet quelque 4,7 % (près de 9 millions d'euros). Les chiffres AdNetTrack, le service de pige publicitaire online de TNS Media Intelligence, viennent confirmer cette tendance. Le constructeur automobile était en 2003 le dixième annonceur Internet le plus présent en France, avec 471 créations publicitaires différentes déployées en ligne.

"Les plans médias sont définis pays par pays, explique Bernard Le-Bihan. En France, nous travaillons principalement avec Yahoo sous forme de bannières publicitaires. Nous sommes également très actifs en Italie", ajoute-t-il sans aller dans le détail. Enfin, Renault a généralisé l'utilisation du mini-site pour le lancement de ses nouveaux véhicules (cf l'article du 21/09/2004 concernant Renault Modus).

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"Après le déploiement des sites nationaux e-commerce, le projet en cours vise à rationaliser l'ensemble des sites thématiques pour l'année 2005", précise Bernard Le-Bihan. Ces sites spécialisés portent sur Formule 1, sur l'entité Renault Sport ou encore sur le développement durable. La refonte de Renault.com est également dans les cartons. Enfin, le constructeur ne néglige pas la présence en ligne de ses marques filiales et leur insuffle le même esprit. Ainsi, Dacia travaille lui aussi au déploiement de sites nationaux : "Des sites ont été ouverts en Europe centrale : Hongrie, Pologne, République tchèque, Croatie et Slovénie", note le directeur du projet Renault.Site. Reste à les doter des services clientèle similaires à ceux disponbiles sur les sites Renault.

 
 
Sophie FIEVEE-BALAT, JDN
 
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