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Mobile |
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| Jeux sur mobile : Tetraedge joue le haut de gamme |
| D'abord positionnée sur les jeux pour Smartphones, Pocket PC et Palm, la société parisienne souhaite se diversifier. Pour cela, elle compte lever 600.000 euros.
(14/06/2005) |
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Dans le monde en mouvement des jeux vidéo sur mobile,
Tetraedge a opté pour un développement atypique.
Créée fin 2002, la société parisienne
n'a démarré ses activités mobiles qu'à
la fin de l'année suivante, en privilégiant des
supports jusque là laissés de côté
par les grands éditeurs, comme les Pocket PC, les Palm
ou les Smartphones. D'où un positionnement sur le haut
de gamme. Désormais, la technologie aidant, Tetraedge
peut s'attaquer à la téléphonie mobile
classique.
Mais ce changement de cap n'est pas le seul. Alors que la société
s'est longtemps spécialisée sur l'adaptation de
jeux PC sur la mobilité, elle commence désormais
à se positionner sur l'édition en propre. Les
premiers opus arrivent, même si la stratégie reste
axée sur l'obtention de licences. D'ici un an, l'objectif est de réaliser 20 % du chiffre d'affaires par la production de contenus en propre.
L'un des objectifs de Tetraedge est notamment de
diversifier ses domaines d'action. Spécialisée
sur les jeux d'aventure, "une niche où peu d'éditeurs
étaient présents" selon le gérant et associé fondateur Franck de
Visme, la société devrait étendre sa gamme
et proposer prochainement des jeux de stratégie ou d'automobile.
Le but est de développer le catalogue, tout en restant
positionné sur le haut de gamme. Les jeux Java, facturés
en général de trois à six euros, sont en
effet jugés peu rentables en comparaison avec les jeux
pour Pocket PC, dont le prix de vente peut atteindre 25 euros.
L'adaptation du jeu Atlantis Redux aurait ainsi connu un succès
conséquent, que Tetraedge compte renouveler avec les
prochaines sorties d'Egypte et de Return to Mysterious Island.
Le site de la société présente sa propre
plate-forme de vente, éditée par le spécialiste
Handango, ses jeux étant également distribués
sur des sites spécialisés comme Clickgamer.com
ou Pocketgear.com, qui représentent 70 % de ses
ventes.
Toutefois, pour assurer ses objectifs de diversification, la
société recherche des fonds. En autofinancement
depuis ses débuts, elle a généré
un chiffre d'affaires de 300.000 euros en 2004. Elle a débuté
un tour de table auprès de business angels afin de récolter
600.000 euros. "L'idéal serait de trouver un partenaire
industriel qui connaisse le métier", confie Franck
de Visme. Avec ces fonds, Tetraedge souhaiterait délocaliser
une partie de sa production, "mais pas en Chine",
affirme son gérant. L'objectif est de finaliser l'opération
pour septembre.
Une délocalisation qui répondrait aux exigences
d'un marché largement mondialisé. Tetraedge réalise
70 % de ses ventes dans les pays anglo-saxons et 20 %
en Allemagne, la France ne représentant qu'une partie
infime de ses revenus. De plus, la société externalise
déjà plusieurs de ses activités, notamment
dans le développement et la programmation.
Sur un marché en pleine expansion, estimé à
deux milliards d'euros en 2005 par les spécialistes,
Tetraedge croit donc en ses chances. "Notre vision du marché
se rapproche de notre positionnement, explique Franck de Visme.
Les clients seront de plus en plus exigeants et souhaiteront
des jeux de plus en plus beaux." Autre piste de réflexion :
les jeux en réseau, qui pourraient représenter
une manne importante dans les années à venir.
Tetraedge compte s'y positionner en 2005-2006.
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