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E-Commerce |
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| Priceminister élève ses commissions par le bas |
| A partir du 8 août, la place de marché fait évoluer sa grille tarifaire pour encourager l'offre de produits à forte valeur. Les commissions augmentent, sauf pour les articles au-delà de 500 euros.
(09/08/2005) |
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Priceminister a signalé à ses clients vendredi 5 août
l'évolution de sa grille tarifaire. Les commissions fixes et
variables prélevées sur les ventes sont rééchelonnées, entraînant
une hausse de la charge pour le vendeur pour les objets dont
le prix est inférieur à 500 euros. Ce changement s'accompagne
d'une réévaluation des frais de port pour certaines catégories
d'articles et d'une revalorisation du prix minimum de mise en
vente à 0,90 euro. Une politique de prix qui répond aux dernières
diversifications du site, mais qui joue en la défaveur de la
majorité des vendeurs, voire des acheteurs si la conséquence
en est une inflation générale des prix.
Partie d'une commission unique de 15 %, à ses débuts, la place
de marché fonctionne depuis plusieurs années sur la base de
commissions calculées par tranches. A partir du 8 août, la grille
passe de trois à quatre tranches pour les commissions fixes
et variables. La partie fixe s'étale désormais entre 0,40 et
1,90 euro, soit une augmentation de 171 % pour un article dont
le prix est supérieur à 15 euros. Sur la partie variable, une
nouvelle tranche à 1 % fait son apparition pour les articles
dont le prix de vente se situe au-delà de 500 euros. Les tranches
à 5, 10 et 15 % sont toutes décalées dans le sens d'une augmentation
des prélèvements.
Au final, pour un CD vendu 9 euros, la commission
passe de 1,85 à 2,25 euros ; pour un DVD vendu 16 euros, le
vendeur se verra taxé de 4,30 euros au lieu de 3,10 euros ;
pour un lecteur MP3 à 200 euros, il faudra verser environ 26,9
euros contre 20,7 auparavant ; dernier exemple, le vendeur d'un
ordinateur portable à 1.000 euros aura le plaisir de voir ses
frais passer de 60,7 euros environ à 51,9 euros.
La nouvelle grille favorise donc la vente de produits à forte
valeur, ce qui va dans le sens des derniers développements de
la plate-forme. "Priceminister a beaucoup évolué. Aujourd'hui,
entre les écrans plasma, l'électroménager et le mobilier, il
se vend sur le site des articles à un prix plus élevé qu'auparavant,
comme en atteste la hausse du panier moyen à 35 euros. Afin
de conserver un équilibre entre l'offre et la demande, nous
devions encourager l'offre sur les produits volumineux. Or,
pour pouvoir baisser les tranches élevées, nous sommes obligés
d'augmenter les tranches basses", déclare le directeur marketing
de Priceminister, Olivier Mathiot.
| Les
produits de 500 euros et plus représentent 10 à
15 % du volume d'affaires |
Les produits chers ne se vendant pas aussi facilement que les
produits culturels, qui représentent encore 40 % du chiffre
d'affaires du site, Priceminister travaille sur d'autres développements
destinés à accompagner la logique d'augmentation du panier moyen.
Ces développements, la géolocalisation notamment, ont pour but
de permettre la rencontre entre acheteurs et vendeurs, Priceminister
demeurant tiers de confiance et intermédiaire de paiement.
L'évolution de la stratégie marketing de la place de marché
est sans conteste favorable à la diversification des échanges,
déjà bien entamée puisque les produits
supérieurs à 500 euros comptaient en avril et
mai pour 10 à 15 % du volume d'affaires du site
d'achat et vente. Nul ne sait en revanche quelle sera la réaction
de la majorité des vendeurs et des acheteurs qui effectuent
de petites transactions. Une répercussion de la hausse des commissions
sur le prix des articles pourrait rebuter les acheteurs, et
entraîner la plate-forme dans un cercle vicieux. Ainsi, aux
Etats-Unis, eBay a été largement critiqué suite à la hausse
de ses tarifs, qui a incité une partie de ses clients à se tourner
vers la concurrence. Mais Olivier Mathiot ne croit pas à ce
scénario. "Selon nos études, la commission n'est pas
vraiment un enjeu, sauf pour les vendeurs professionnels. La
motivation principale des vendeurs particuliers est de vendre
vite. Or, pour vendre vite, ce qui compte c'est le prix du marché."
Priceminister garde confidentiels les objectifs de progression
de ses résultats suite à la hausse des commissions. Sur l'éventualité
d'une poursuite de la hausse, à l'avenir, Olivier Mathiot se
veut rassurant : "Cette hausse était une façon de prendre
acte de deux années de diversification. Ce processus est pour
nous quasiment terminé, confie-t-il. Les futures rubriques,
comme le sport ou les articles de collection, ne modifieront
pas le panier moyen. Et là, les nouvelles commissions ont été
calculées au plus juste." Quoiqu'il en soit, l'analyse des retombées
ne pourra se faire que dans quelques mois, le temps aux vendeurs
et aux acheteurs de s'adapter et de réagir aux nouvelles règles
du jeu. |
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