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| Sommaire Télécom-Fai |
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| Bercy autorise le mariage de Neuf Telecom et Cegetel |
| La fusion des deux opérateurs a reçu l'aval de la DGCCRF, à condition toutefois que la nouvelle entité s'engage à ne pas fermer le marché de gros de l'ADSL aux opérateurs sans réseau.
(18/08/2005) |
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Les dirigeants de Neuf Telecom et de Cegetel vont enfin pouvoir
partir en vacances. Attendu en juillet, le feu vert de Bercy
au mariage des deux opérateurs de télécommunications est finalement
tombé vendredi 12 août au soir, entérinant par là même la fusion
de leurs activités annoncée il y a tout juste trois mois (lire
l'article
du 12/05/05).
L'opération donne naissance au premier opérateur alternatif
de la téléphonie fixe derrière France Télécom, avec 2,1 millions
de clients voix, et au troisième fournisseur d'accès Internet
haut débit derrière Wanadoo et Free, avec près d'un million
de clients ADSL en juillet. Sans oublier le marché intermédiaire
de revente de gros de lignes ADSL dégroupées à des opérateurs
tiers, sur lequel la nouvelle entité Neuf Cegetel est désormais
incontournable. C'est d'ailleurs sur ce point que la Direction
générale de la concurrence, de la consommation et de la répression
des fraudes (DGCCRF) a cillé, attendant le dernier moment pour
rendre son verdict.
A eux deux en effet, Neuf Telecom (qui compte parmi
ses clients Club Internet, Tiscali et Tele2) et Cegetel (principal
fournisseur de lignes d'AOL), revendiquent 1,5 milion de lignes
dégroupées à la mi-2005, soit 20 % des accès DSL en France.
Dans sa décision du 28 juillet 2005 portant sur la régulation
du marché des offres de gros d'accès large bande au niveau national,
anciennement nommée "option 5" (lire l'article
du 06/11/03), l'Autorité de régulation des télécommunications
électroniques et des postes (Arcep) estime pour sa part que
"l'éventuelle entité fusionnée entre Cegetel et Neuf Teleom
dispose d'une part de marché supérieure à France Télécom en
nombre de lignes (60 % contre 40 %), mais n'en est
pas pour autant aussi puissante sur le marché dans la mesure où sa
part de valeur est inférieure et où elle ne dispose pas des
mêmes effets de levier que France Télécom sur les marchés connexes
de détail ou des offres d'accès au niveau régional." En clair,
l'Arcep estime ne pas avoir à réguler les offres de revente
de gros de lignes ADSL de Neuf Cegetel. Un avis que ne valide
pas entièrement les autorités de la concurrence.
Selon le quotidien Les Echos, la DGCCRF a en effet reçu
des plaintes d'opérateurs, notamment de Club Internet et de
Completel, inquiets de la situation nouvelle de duopole
créée entre Neuf Cegetel et France Télécom sur le marché intermédiaire.
C'est pourquoi le feu vert à la fusion est soumis à conditions.
"Il y a eu une autorisation avec engagements des parties pour
répondre aux problèmes de concurrence identifiés lors de l'examen,
en application de l'article L 430-5 du code de commerce", indique
la DGCCRF.
"Nous avons dû effectivement rassurer la concurrence sur le
fait que nous n'allons pas fermer le marché de gros aux opérateurs
sans réseau", confirme le porte-parole de Neuf Telecom. Les
deux opérateurs s'engagent notamment à continuer de fournir
des offres de gros de collecte DSL et de trafic de voix au niveau
national, et ce au tarif actuellement en vigueur. Autre obligation
pour Neuf Cegetel - à laquelle n'est d'ailleurs paradoxalement
pas soumis France Télécom - celle de continuer à commercialiser
son réseau de fibre optique. Preuve de leur bonne foi, les deux
opérateurs rappellent leur réengagement sur la durée de partage
de leur réseau de collecte avec Tele2 et AOL.
| Un
prêt bancaire de 500 millions d'euros pour rembourser
SFR |
Neuf Telecom et Cegetel réalisant plus des deux tiers de leur
chiffre d'affaires dans l'Hexagone, leur union n'est pas
soumise à l'aval de la Commission européenne. La prochaine étape
de la fusion aura donc lieu en interne, le 22 août prochain,
date à laquelle se tiendra le premier conseil d'administration
du nouvel ensemble, à l'issue duquel sera dévoilé l'organigramme
de la nouvelle direction. Secret de polichinelle, le poste de
PDG sera attribué à Jacques Veyrat, actuel président de Neuf
Telecom.
Côté commercial, les deux marques, ainsi que les offres d'accès
Internet, resteront à court terme distinctes, Neuf telecom et
Cegetel ayant tous deux investi dans d'importants plan médias
pour la rentrée. Une offre unique pourrait cependant voir le
jour dès octobre ou novembre prochain, avec la TV sur ADSL comme
principale force de vente.
Enfin, Neuf Cegetel a confirmé avoir obtenu un prêt bancaire
de 500 millions d'euros pour couvrir partiellement son endettement
initial de 630 millions d'euros, souscrit notamment auprès de
SFR lors de l'opération de fusion. Le groupe mise sur une croissance
annuelle de 10 % sur trois ans grâce à une économie de 190 million
d'euros. Le free cash flow, estimé aujourd'hui à - 152 millions
d'euros, devrait être positif d'ici 2006. Objectif : s'introduire
en Bourse d'ici le début 2007. |
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