Après l'ouverture progressive de plusieurs catégories de produits non culturels, PriceMinister n'a plus grand chose du spécialiste qu'il était à ses débuts en 2001. Image, son, électroménager, vêtements, mobilier et voitures depuis juin dernier (lire l'article du 16/06/2005), côtoient désormais livres, CD, DVD et jeux vidéo. Pourtant, si Pierre Kosciusko-Morizet, PDG de PriceMinister troque aujourd'hui volontiers son titre de spécialiste pour celui de multi-spécialiste, il ne souhaite pas voir évoluer l'image de la société vers la notion de généraliste. "Le risque serait de nous transformer un grand bazar. Aussi, tout en choisissant la diversification, nous avons fait le maximum pour conserver notre identité de marque et la cohérence de notre modèle".
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PriceMinister en chiffres
(mai 2005)
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| Indicateurs |
Valeurs |
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Nombres
de produits en vente
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14 millions de produits |
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Nombre de membres
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3 millions de membres |
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Nombre
de visiteurs par jour
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400.000
visiteurs |
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Catégories de produits au catalogue
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Produits culturels (55 % des ventes) , téléphonie mobile, informatique, photo/vidéo numérique, image et son, électroménager, voyages, jouets, textile, collections, maison et jardin, automobile... |
| Source
: PriceMinister, 2005 |
Une cohérence qui tient donc moins à la nature des produits, qu'au type de relation commerciale que PriceMinister a su créer avec les internautes. Car si la diversification implique des adaptations, elle ne change rien au modèle de PriceMinister. "Nous restons fidèles au concept de plate-forme de mise en relation des membres et conservons cette notion de tiers de confiance, avec l'apport de garanties pour l'achat-vente," affirme le PDG de la société.
Un modèle dans lequel les produits culturels, qui représentent encore 55 % du volume de vente, ont d'ailleurs jouer un rôle crucial. En effet, lors du lancement de Priceminister, la vente de produits culturels a permis très rapidement de créer de la confiance entre les acheteurs et les vendeurs. "La vente de voitures que l'on imaginait depuis le début, nous est rapidement apparue comme devant être lancée dans une phase ultérieure, explique Pierre Kosciusko-Morizet. Car, sur un CD à 5 euros, les vendeurs ou les acheteurs n'avaient pas l'impression de prendre beaucoup de risques. La barrière psychologique n'était pas trop importante." De plus, pour les fondateurs de la plate-forme, les produits culturels formaient un marché conséquent, étant donné le coût relativement élevé des CD et DVD en France. Le créneau de la vente d'occasion permettait ainsi de proposer des produits culturels à prix réduit, sachant que les frais de port n'étaient pas élevés.
| Les articles culturels comme produits d'appel |
Aujourd'hui, cette stratégie d'entrée sur le marché par le biais des produits culturels reste d'actualité pour l'e-commerçant qui compte ouvrir sa plate-forme en Espagne et en Italie courant 2006. Ici comme en France il y a quatre ans, les premiers produits proposés seront des biens culturels, même si l'offre de produits high-tech sera ensuite lancée rapidement. En effet, les produits culturels présentent également l'avantage de permettre à la plate-forme de se constituer une base conséquente de clients membres. À ses débuts, PriceMinister s'est fortement appuyé sur les grands consommateurs de produits culturels pour amorcer le lancement de son offre. "Comme nous ne disposions pas d'un budget marketing très important, nous avons ciblé les passionnés de musique, de BD, de films, ou de livres, ce qui nous a permis d'utiliser le de bouche à oreille" se souvient le PDG.
Néanmoins, la diversification implique des coûts non négligeables, les rubriques ne se rentabilisant qu'au terme d'une année. Pour la rubrique automobile, Pierre Kosciusko-Morizet n'attend d'ailleurs pas de rentabilité avant 2006, alors que les développement ont été entamés dès 2004. La diversification faisait partie des axes à l'origine de la levée de fond de 7 millions opérée en mars (lire l'article du 01/03/2005). Autre conséquence à cette diversification, PriceMinister a révisé sa grille tarifaire en août pour rééquilibrer ses commissions (lire l'article du 09/08/2005). Pour réduire à 1 % les commissions sur les articles dépassant les 500 euros, PriceMinister a relevé celles des produits culturels, qui représentent encore la majorité des volumes de ventes du e-commerçants. CD, DVD, livres et jeux vidéo ont encore un bel avenir sur PriceMinister, même si l'équilibre, qui devrait être atteint d'ici la fin de l'année, viendra probablement du décollage de la catégorie automobile.
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