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| Luc Tran-Thang (SRI / Wanadoo) : "Le rapprochement des mesures site-centric et user-centric est prioritaire" |
| Luc Tran-Thang, directeur des portails Wanadoo, est le nouveau président du Syndicat des Régies Internet. Il mesure le chemin parcouru par le média et fixe les nouveaux défis de la profession.
(14/09/2005) |
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Le Syndicat des Régies Internet, organe
fondé en juin 2003 et dont les membres sont AOL, MSN, Tiscali,
Wanadoo, Yahoo et Lycos, a renouvelé son bureau en juin dernier.
C'est Luc Tran-Thang, directeur des portails Wanadoo, qui succède
pour un an au directeur général de Yahoo France, Antoine Duarte,
à la présidence du syndicat. L'occasion d'en savoir plus sur
les nouveaux objectifs de l'association dédiée à la promotion
de l'Internet en tant que média publicitaire.
JDN. L'an dernier, le SRI s'est
notamment rapproché du BVP (Bureau de vérification de
la publicité) et a œuvré pour la clarification et simplification
de l'offre commerciale des régies. Quelles sont vos ambitions
pour le SRI, sur l'année à venir ?
Luc
Tran-Thang. L'objectif général est toujours de développer
l'Internet en tant que média publicitaire. Pour cela, le SRI
travaille depuis sa création à une meilleure coordination entre
les régies qui le composent et les organismes partenaires. Nous
sommes notamment en train de définir une méthode de déclaration
des chiffres d'affaires auprès de Secodip et de l'IREP.
En 2005-2006, nous allons poursuivre ce travail dans la continuité,
par exemple en encourageant la participation et l'adhésion des
régies à la charte déontologique du BVP.
Nous allons par ailleurs publier une charte de qualité du SRI,
basée sur deux types de données : d'une part, les engagements
des régies Internet, vers plus de transparence et de sécurité ;
d'autre part, la définition de nos recommandations en tant que
grands principes du travail sur Internet : respect des
engagements commerciaux, garanties d'annoncer sur des sites
qui respectent la législation - ce qui exclut les sites
de téléchargement illégal, par exemple -, etc. Ces engagements
feront désormais partie de nos critères d'adhésion. D'ailleurs,
nous souhaitons ouvrir le SRI à d'autres régies, pour acquérir
plus de représentativité.
Quelle part du marché
représentent les adhérents actuels du SRI ? Pourquoi n'accueille-t-il
que des régies de grands portails et pas de régie externe ?
La cotisation fixée à 40.000 euros est-elle en cause ?
Selon les données
Secodip du premier semestre 2005, basées sur du déclaratif,
le SRI représente une part de marché de 64 %. A la base,
recruter d'autres régies dont des régies non intégrées n'est
pas une priorité. La priorité du SRI, c'est la recherche d'une
manière de travailler plus qualitative, qui peut correspondre
à beaucoup de régies, qu'elles soient internes ou externes.
Nous sommes actuellement en discussion avec des régies externes,
mais il est vrai que dans un premier temps, il était plus facile
de se mettre à travailler avec un cercle restreint d'acteurs
pour avancer plus rapidement. La cotisation a certainement été
l'une des raisons pour lesquelles ces acteurs étaient des grands
portails. Mais aujourd'hui, le développement du Web s'accélère,
on le voit au niveau de l'augmentation des budgets et de la
diversification des annonceurs. La généralisation du média et
la systématisation de son intégration dans les plans média des
grands annonceurs font que nous avons atteint le niveau de maturité
nécessaire pour accueillir de nouveaux membres, qui pourront
apporter leurs idées et plus de représentativité. Quoiqu'il
en soit, en aucun cas le SRI ne s'est construit comme le syndicat
des seules régies intégrées.
Cette généralisation d'Internet dans
les plans médias ne va-t-elle pas vous obliger à faire évoluer
la raison d'être du SRI, qui était d'asseoir le Web comme média
publicitaire de masse ? Allez-vous maintenant vous concentrer
sur la mesure de son efficacité publicitaire ?
Internet est un média publicitaire
en fort développement, qui n'a pas encore atteint sa pleine
maturité. Il ne peut donc que bénéficier de l'apparition de
règles préconisées par un collectif représentatif du marché.
Certes, la France est en train de rattraper les grandes tendances
des Etats-Unis, et présente la particularité d'être en avance
en termes de pénétration du haut débit. Justement, de nombreuses
questions en découlent : comment faire de la publicité
vidéo, quelles règles faut-il mettre en place concernant les
campagnes en Flash flottant, comment faire en sorte que la publicité
finance le média Internet sans pénaliser son développement,
etc. Tout est une question d'autodiscipline des régies et des
supports, et nous sommes là pour répondre à ces problématiques.
Beaucoup d'autres choses restent à faire, comme développer la
créativité sur ce média. Sur tous ces thèmes, nous travaillons
bien sûr avec l'UDA,
l'UDECAM,
le BVP, l'IAB…
Sur le plan de la mesure, pour l'instant, nous nous concentrons
sur tout ce qui est médiaplanning, car il nous semble que c'est
un chantier prioritaire. Il s'agit de réfléchir avec Médiamétrie,
l'UDA et l'UDECAM aux différentes données
utilisables, et à la meilleure façon de rapprocher les mesures
issues d'outils site-centric
et user-centric.
Il existe un besoin de cohérence des données, d'adoption de
standards communs. Mais attention, nous ne sommes pas là pour
préconiser un outil plutôt qu'un autre. La conjonction du développement
de formats communs, labellisés de manière plus uniforme, et
du travail sur le médiaplanning rendront plus aisées les avancées
sur la mesure de l'efficacité du média Internet. A l'échelle
de la vie d'un média, nous n'en sommes qu'au début de
l'aventure Internet et beaucoup de choses restent à faire.
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