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Michel Marvie (Racing-Live) : "Nous voulons nous renforcer sur la vidéo et le mobile"
Le portail des sports mécaniques a bouclé un troisième tour de table d'un million d'euros, qui lui permettra, notamment, d'acquérir les droits vidéo des compétitions sur mobile. Le point avec son président du directoire.   (02/11/2005)

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Créée en 1995, le portail d'informations dédié aux sports mécaniques Racing-Live vient de boucler une levée de fonds à hauteur d'un million d'euros, auprès de ses investisseurs historiques Ventech, XAnge Private Equity et LV Capital. Michel Marvie, fondateur et président du directoire de Racing-Live, revient sur le contexte et les objectifs de cette opération.

JDN. Il s'agit de votre troisième tour de table. Dans quelle phase de votre développement s'inscrit-il ? Modifie-t-il la structure du capital ?
Michel Marvie. Nous avons effectué notre première levée de fonds en 2000, puis nous avons levé un million d'euros lors du deuxième tour de table en novembre 2002, avec l'objectif d'atteindre l'équilibre. Nous étions alors en pleine restructuration. Par la suite, nous avons fait 600.000 euros de pertes en 2003 et 400.000 euros en 2004. L'EBITDA de Racing-Live est à l'équilibre depuis le premier semestre 2005. Il nous fallait donc obligatoirement reconstituer nos fonds propres car nous étions à zéro. C'est l'un des objectifs de ce troisième tour. Pour le reste, il s'agit de consolider nos bases et d'accélérer notre développement international. Aujourd'hui, notre business model fonctionne. Le pay-per-view marche bien, la publicité constitue l'essentiel de nos ressources, et l'e-commerce, un univers qui a besoin de cash, est en développement. Nos investisseurs continuent à nous faire confiance. XAnge Private Equity, qui avait participé au premier tour mais pas au second, a d'ailleurs souhaité revenir au troisième tour. Concernant la structure du capital, je cesse d'être majoritaire puisque je possède désormais 43 % des parts.

Un million, ce n'est pas énorme pour se développer à l'international. Un rachat par un groupe de médias ou une introduction en Bourse n'auraient-ils pas accéléré votre développement ?

Nous avons été approchés par différents groupes de médias. Il est certain que c'est dans la logique de l'évolution de notre société, soit d'être absorbés par un groupe généraliste, soit de devenir nous-mêmes généralistes. Dans le premier cas, nous faisons gagner du temps à un généraliste qui souhaite se développer sur les sports mécaniques. La seconde hypothèse est aussi fondée. Par exemple, nous savons que 50 % de notre audience Formule 1 aime le football. On pourrait promouvoir cette discipline dans notre univers relativement facilement. Mais pour l'instant, ce n'est pas à l'ordre du jour. Nos investisseurs souhaitent nous accompagner encore pendant un moment. Quant à la Bourse, bien sûr, tout le monde y pense en ce moment. Mais nous ne réalisons que trois millions d'euros de chiffre d'affaires, ce qui est trop juste. Il faudrait faire au moins 6 millions pour envisager une introduction.

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Comment allez-vous employer les fonds levés ?
Nous voulons nous renforcer sur la vidéo et le mobile. Cela suppose de négocier l'achat des droits audiovisuels destinés à la téléphonie et à l'Internet. Si les droits de la F1 sont disproportionnés, nous ne suivrons pas. Mais il n'y a pas que la F1. Il existe d'autres sports qui ont besoin de visibilité. L'autre axe de développement concerne les éditions payantes à l'international, notamment au Japon, pays qui représente 25 à 26 % de notre audience globale et où nous possédons déjà 15.000 à 17.000 abonnés par mois sur le mobile. Nous pensons développer la moto et le rallye, car des grands prix se déroulent au Japon. Il y a également là-bas un gros potentiel lié à l'avance technologique sur le mobile, que nous n'avons pas encore pu exploiter car nous ne disposons pas des droits. Notre développement au Japon est réalisé par une société à qui nous avons vendu une licence d'exploitation. C'est donc une sorte de franchise Internet. L'unité japonaise a pour obligation contractuelle de respecter le look and feel de la version internationale, mais est autonome sur les mises à jour et le business développement. Ce système nous a permis de nous lancer au Japon rapidement et sans beaucoup d'investissement. Sur le même modèle, nous avons une deuxième licence en Chine depuis un an, et envisageons de procéder de la même façon au Brésil et peut-être en Colombie, patrie du pilote de F1 Juan Pablo Montoya.
 
 
Raphaële KARAYAN, JDN JDN Finance
 
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