Quoi de neuf du coté de nos boîtes mail ? Tous les ans, Double Click, interroge... par email un échantillon de 1.000 internautes américains pour connaitre les usages et les comportements des "mailnautes". Premier enseignement de l'étude 2006 : la consultation de messages électroniques favorise une perméabilité importante entre vie personnelle et activité professionnelle. 57 % des personnes interrogées possèdent un compte professionnel. La majorité d'entre eux, 55 %, le consultent de chez eux le soir et 54 % le week-end. Dans le même temps, 48 % reconnaissent ouvrir occasionnellement leur(s) messagerie(s) privée(s) pendant leur journée de travail, et 21 % le font de façon systématique.
L'étude montre aussi une réelle fidélité des internautes à leur messagerie. Si près de la moitié d'entre eux possèdent au moins trois adresses différentes, 95 % en considèrent une comme leur
principale. Leur adresse email gratuite existe en moyenne depuis six ans. L'ajout de nouvelles messageries intervient généralement à la suite d'un changement de fournisseur d'accès à Internet (FAI) ou pour disposer d'un espace de stockage plus important.
Le fait de privilégier une adresse parmi d'autres se retrouve, dans une moindre mesure, dans les habitudes en matière de transactions en ligne. Près de trois consommateurs sur quatre (72 %) disent utiliser toujours la même adresse email pour leurs achats.
Des achats très souvent amenés par d'autres messages, ceux envoyés dans le cadre de campagnes d'e-mailing. Une grande confiance ressort de l'étude du comportement des internautes. 78 % auraient déjà franchi le pas vers un achat sollicité par un email, dont plus de 42 % immédiatement après avoir ouvert un lien contenu dans le message. Par ailleurs, un tiers des personnes interrogées
auraient ouvert un e-mail pour s'informer sur un produit, effectivement acheté par la suite. Les emails de présentation et d'information de marque ont un rôle non négligeable : près de trois sondés sur quatre se disent prêts à ouvrir ou répondre à un message d'une marque qu'ils connaissent.
Les spams, ou courriers électroniques commerciaux non sollicités, seraient en nette diminution aux Etats-Unis, d'après DoubleClick. Les emails identifiés comme tels, en tout cas, ne représenteraient plus que 30,5 % du volume des boîtes de réception, contre 45,5 % en 2002. Le spam reste une notion floue puisqu' un internaute sur deux considère comme tel un email autorisé mais trop fréquent. L'étude s'attache à montrer que les spams inquiètent seulement 55 % des sondés, soit moins que les usurpations d'identités (67 %) ou les virus (75 %).
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