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| JDN Finance |
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| Le cashback de eBuyClub séduit Axa Private Equity |
| Le site, qui mêle comparateur de prix, avis de consommateurs et cashback, lève 2 millions d'euros pour son premier tour de table et attaque le marché britannique.
(31/01/2006) |
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La première levée de fonds Internet de 2006 revient à eBuyClub, un site créé en décembre 2000 combinant avis de consommateurs, comparateur de prix et services de cashback. Un cocktail qui, encore récemment, aurait rebuté les investisseurs. Mais à l'heure du "Web 2.0" et de la maturité des comportements d'achat en ligne, il faut croire que ces concepts ne font plus peur. Pour preuve, c'est Axa Private Equity, plus habitué ces derniers temps au secteur du logiciel, qui réalise ce tour de table pour un montant de 2 millions d'euros. Des fonds qui serviront essentiellement à accroître la visibilité du site en France, et à soutenir son développement en Grande-Bretagne.
Cette levée de fonds intervient à une étape charnière de la croissance de eBuyClub, qui comptait 100.000 membres fin 2004 et en affiche aujourd'hui plus de 350.000. Un développement qui s'accélère, donc, sous l'impulsion du marché (progression du haut débit et du nombre d'acheteurs en ligne, diversification des profils d'internautes) et du bouche à oreille. Ce ne sont pas les 50.000 euros du budget communication de la société, en 2005, qui auront fait toute la différence.
"Nous sommes aujourd'hui le seul site présent à la fois sur les marchés de la comparaison de prix, du cashback et des avis de consommateurs, argumente Gilles Nectoux, PDG de eBuyClub. C'est ce positionnement qui fait notre succès, et nous bénéficions aussi de la conjoncture actuelle du commerce électronique. Les services de cashback s'adressent en effet à des consommateurs assez matures qui achètent beaucoup en ligne et s'ouvrent à de nouvelles façons d'acheter."
Le cashback (lire l'article du JDN du 11/06/04) consiste à reverser sur un compte eBuyClub un pourcentage du montant dépensé chez l'un des 250 sites marchands partenaires de la société. En fonction du marchand, la rétrocession varie de 1 à 15 %. Le système, complexe, exploite également la mécanique du parrainage, en proposant aux internautes de créer des "équipes", et en créditant le compte de l'équipe pour chaque achat réalisé par l'un de ses membres. 5.000 groupes seraient ainsi constitués. Les rétrocessions offertes aux membres sont prélevées sur les propres commissions que eBuyClub génèrent au titre d'apporteur d'affaires. Ces commissions, entre 4 et 30 % du montant de l'achat selon les accords, représentent 90 % du chiffre d'affaires de la société, le reste étant dégagé par la vente d'espace publicitaire sur le site.
| 250 partenaires et 350.000 membres |
Outre le cashback, eBuyClub propose des outils de recherche de produits et de comparaison de prix, la possibilité de déposer et consulter gratuitement des avis sur des produits ou des marchands, ainsi que des codes de réduction correspondant à des promotions - exclusives ou non - mises en place chez les marchands partenaires. L'éventail de ces derniers couvrirait "90 % des sites marchands leaders en France", selon Gilles Nectoux.
Le tour de table bouclé auprès de Axa Private Equity est le premier pour la société. Jusqu'à présent, le capital était détenu par les trois fondateurs, Gilles Nectoux, Frédéric Lampin et Jérôme Bravi, tous anciens de Teamlog, ainsi que par Teamlog elle-même. S'agissant d'un essaimage, la société de conseil en ingénierie avait injecté 200.000 euros pour l'amorçage, et avait accompagné la start-up en lui assurant hébergement et conseils techniques. A l'issue de l'opération, Axa prend une part minoritaire et Teamlog détient encore une part symbolique.
La société, dont le chiffre d'affaires 2005 est compris entre 1,3 et 1,5 million d'euros et qui a atteint l'équilibre il y a deux ans, prévoit d'utiliser cet apport de cash selon quatre axes : l'augmentation des investissements en communication (online et offline), afin d'augmenter sa notoriété et de recruter de nouveaux membres, ce qui devrait renforcer son pouvoir de négociation vis-à-vis des marchands ; le développement de nouveaux services, dont le premier sera une "shopping toolbar" ; le renforcement de la plate-forme technologique, développée en interne ; et enfin l'entrée sur le marché britannique, ciblé pour sa maturité et sa taille.
Concernant ce dernier point, un site test est déjà en ligne, intégrant une cinquantaine de partenaires. Pour l'instant, il n'est pas question d'implantation physique Outre-Manche, la conclusion des accords se déroulant souvent en ligne. En effet, les principaux sites marchands proposent des programmes d'affiliation et de partenariats extrêmement calibrés, avec des paliers de rémunération standardisés, offrant peu de place à la négociation individuelles. Dans le cas de partenariats plus poussés, eBuyClub sera épaulé par le réseau européen d'Axa Private Equity. |
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