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Table ronde opérateurs-consommateurs : bilan mitigé
Si le ministre délégué à l'Industrie François Loos s'est dit globalement satisfait des avancées des opérateurs télécom en matière de relation client, certains obstacles subsistent comme la gratuité des hotlines.   (22/03/2006)

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Consommateurs, opérateurs télécoms et fournisseurs d'accès Internet se sont réunis lundi 20 mars à Bercy sous l'égide du ministre délégué à l'Industrie François Loos. Une table ronde prévue de longue date puisqu'elle avait été fixée par le ministre lui même à l'issu d'une première conférence le 27 septembre 2005. Objectif : faire le point sur les engagements pris par les opérateurs télécoms et Internet depuis l'automne dernier afin d'améliorer leurs relations avec les consommateurs.

Car il reste visiblement encore beaucoup à faire dans ce domaine. Selon le dernier rapport de l'Afutt (Association française des utilisateurs de télécommunication), les plaintes de consommateurs et d'entreprises pour des problèmes d'installation de leur accès Internet ont explosé en 2005 (lire l'article du JDN du 20/03/06). Désormais, 57 % des plaintes enregistrées par l'association sont liées au secteur Internet - constitué uniquement des doléances des consommateurs envers les FAI - alors qu'en 2004, elles ne représentaient que 30 %.

Le rapport de la DGCCRF, présenté hier lors de cette réunion à Bercy, n'est guère plus encourageant. Selon la direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes, les plaintes concernant le secteur des télécoms ont augmenté de plus de 34 % en 2005, et de 79 % pour les seuls litiges concernant Internet. Résultat, Internet représente désormais presque la moitié des plaintes (47,7 %), contre 23,9 % pour la téléphonie mobile et 28,4 % pour la téléphonie fixe. En tête des principaux litiges : la non exécution de contrat (défaillance de service) pour 35,9 % et les résiliations difficiles de contrats (28,1 %).

Face à ce constat peu optimiste mais largement dû à l'explosion des connexions haut débit, François Loos a tout d'abord salué les efforts des différentes parties pour trouver une voie d'entente et souligner le fait que douze des vingt-et-un engagements pris en septembre avaient été résolus ou sont en passe de l'être. Parmi ceux-ci figure la mise en place de fiches standardisées sur les sites des opérateurs ou dans les réseaux de distribution pour permettre une plus grande lisibilité des offres, l'engagement des opérateurs à répondre aux réclamations de leurs clients en un mois maximum grâce à la mise en place d'un nouveau dispositif de traitement des réclamations, ou encore, l'apparition quasi systématique chez les opérateurs mobiles d'offres d'engagement ne dépassant pas douze mois.

Un cadre réglementaire renforcé
Toutefois, François Loos a également souligné la persistance de certaines difficultés. A commencer par la gratuité du temps d'attente sur les hotlines des opérateurs d'ici fin 2006. Déjà discutée en septembre dernier, cette mesure est loin d'avoir été mise en oeuvre par tous les acteurs. Sur ce point, aucun accord n'a toutefois été trouvé, l'AFA (Association française des fournisseurs d'accès) arguant que cette mesure pose non seulement des difficultés techniques, mais aussi des problèmes économiques. Des obstacles que ne remet pas en cause le CGTI (Conseil Général des technologies de l'information), mais que ce dernier estime pouvant être levés d'ici à la fin de l'année. De fait, le Ministre n'exclut pas de recourir à la loi pour parvenir à ses fins, sans toutefois préciser de date.

Le cadre juridique a d'ailleurs été renforcé depuis le début de cette année pour mieux encadrer les pratiques des opérateurs. Le 28 janvier dernier, un décret d'application de la loi du 2 août 2005 précise que la durée maximale pour changer d'opérateur tout en gardant son numéro sera de 10 jours (portabilité des numéros) au lieu de deux actuellement. Par ailleurs, le 16 mars dernier, deux arrêtés ont été pris. Le premier oblige les opérateurs à annoncer le prix d'un appel et la durée prévisible d'attente avant la mise en relation avec un conseiller. L'autre impose aux opérateurs de préciser les informations qui figurent dans leurs contrats, notamment sur la qualité de service et les compensations dues aux consommateurs si ce niveau n'est pas atteint.

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Avec la gratuité des hotlines, plusieurs points restent toutefois en discussion : ceux afférant notamment à la résiliation et de remise d'un contrat, la mise en place de guides pédagogiques ainsi que la lisibilité des publicités. Aucun rendez-vous n'a toutefois été fixé pour en rediscuter publiquement.
 
 
Rédaction JDN & JDN Solutions Sommaire Télécom-Fai
 
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