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Le réseau haut débit francilien se branche sur le CPL
1,5 million de foyers en région parisienne auront accès à l'Internet haut débit via la prise électrique d'ici 5 ans. Un projet de 155 millions d'euros orchestré par le Sipperec.   (05/04/2006)

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La nouvelle loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) de juin 2004 habilite les acteurs publics locaux à devenir opérateurs de réseau. Un rôle d'aménageur du territoire numérique que le Sipperec (Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les réseaux d'électricité et de communication) avait endossé dès 2001, avec le lancement d'Irisé, projet de déploiement d'une infrastructure en fibre noire sous forme de délégation de service public (DSP), qui a réalisé par ailleurs ses premiers bénéfices en 2004 (lire l'article du 13/07/2005).

Pionnier dans le temps, le Sipperec l'est également dans le domaine des technologies d'accès haut débit. Le Syndicat, qui regroupe 86 communes des départements des Hauts-de-Seine (92), de la Seine-Saint-Denis (93), du Val de Marne (94), des Yvelines (78) et du Val d'Oise (95), a en effet donné le coup d'envoi à un projet de construction d'un réseau de courants porteurs en ligne (CPL). Il s'agit là du premier projet en France portant sur le déploiement à grande échelle de cette technologie d'accès haut débit via les prises électriques.

Ce projet "aura valeur de test pour le marché de la technologie CPL sur la boucle locale en zone urbaine", indique le Sipperec dans un communiqué. La structure intercommunale n'en est toutefois pas à son premier coup d'essai. En 2002, le Syndicat a engagé un programme d'expérimentations destiné à valider la pertinence au plan technique et économique de la technologie des CPL. Une première série d'expérimentations a été conduite auprès de 1.500 utilisateurs, particuliers et entreprises, en partenariat avec les opérateurs Tele2, Tiscali et ADP Télécom. D'autres tests ont suivi avec Neuf Télécom pour éprouver une offre voix sur IP.

Fort de ces expériences, le Sipperec a publié en juillet 2004 un appel d'offres concernant le lancement de la DSP pour l'établissement et l'exploitation d'un réseau de communications électroniques sur la boucle locale électrique. Le 30 mars dernier, le comité du Syndicat a attribué la délégation à la société Mecelec. L'équipementier de réseau électrique a été préféré au consortium industriel composé de LD Collectivités et Schneider Electric. "Cette DSP représente une réelle opportunité de développement et une vitrine au niveau mondial de nos compétences. Nous sommes très confiants dans l'aboutissement favorable de ce projet qui validera définitivement une technologie vouée à un très grand avenir", se réjouit Brunot Estienne, PDG de Mecelec.

130.000 immeubles raccordés en 5 ans
Il s'agit en effet d'une mission de taille pour cette l'équipementier ardéchois : d'une durée de 15 ans, la délégation prévoit le raccordement à terme de 1,55 million de foyers répartis dans 130.000 immeubles, soit plus de 7.700 postes de transformation. Autre exigence inscrite sur le cahier des charges du concessionnaire : l'offre devra comprendre l'accès Internet à 1 Mbits/s constant minimum, un service de voix ainsi que des "services pour l'usage collectif " (vidéosurveillance, contrôle d'accès…).

Le cadre tarifaire de l'offre qui sera commercialisée auprès des opérateurs clients du Sipperec a d'ores et déjà été fixé : 10 euros HT maximum par mois et par liaison, 15 euros HT pour l'offre complète accès Internet haut débit et VoIP. Le service téléphonique pourra néanmoins être proposé seul. "Les caractéristiques de ces offres pourront évoluer afin de s'adapter à l'augmentation attendue des performances des équipements CPL et aux besoins nouveaux exprimés par l'ensemble des acteurs du marché des services haut débit", précise le Sipperec.

Un budget de 155 millions d'euros à la charge du délégataire
Pour déployer ce réseau, Mecelec dispose d'un délai de maximal de 63 mois. Les travaux d'équipements des transformateurs électriques des immeubles devraient débuter à l'automne 2006. D'ici là, pour ne pas investir à perte, Mecelec entend conclure des accords avec des premiers clients FAI.

Le budget total de la DSP est de 155,6 millions d'euros, dont 90,5 millions de premier établissement, à la charge seule du délégataire. Pour financer ce projet, Mecelec a le choix entre deux options : soit regrouper des financements via des partenariats avec des industriels ou des financiers au sein d'une société ad hoc qui devrait prochainement être créée pour prendre en charge la construction et la gestion du réseau, soit recourir au marché boursier, Mecelec étant coté sur l'Eurolist d'Euronext Paris.

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Les premières offres commerciales grand public et entreprises d'accès Internet via la prise électrique devraient voir le jour dans les départements franciliens dans le courant du premier trimestre 2007. En attendant les offres de FTTH. Deux autres délégations de service public portant sur la fibre optique à l'abonné ont en effet été initiées par le Sipperec et sont actuellement en cours de procédure.
 
 
Emilie LEVEQUE, JDN Sommaire Télécom-Fai
 
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