|
| |
|
|
| Sommaire
Mobile |
 |
| Streamezzo lève 11 millions d'euros pour exporter ses solutions |
| Le fournisseur de solutions mobiles a réalisé une levée qui doit financer son développement international, aux Etats-Unis et en Asie notamment.
(28/04/2006) |
|
Un premier tour pour développer et mettre sur le marché sa technologie, un deuxième pour essayer de la vendre au monde entier. Streamezzo, un spin-off de France Télécom d'à peine deux ans qui développe des solutions rich media pour mobiles, vient de réaliser une importante levée de fonds de 11 millions d'euros, un an et demi après un premier tour de table de 5 millions auprès d'Axa Private Equity, T-Source, France Télécom Technologies Investissements et GET Valorisation (lire l'article du 5/10/04). Des investisseurs historiques qu'a rejoint pour cette nouvelle levée et pour 4,5 millions Sofinnova Partners. La société soeur américaine du fond français, Soffinova Ventures, participe aussi au tour de table.
Stéphane Roder, le PDG de Streamezzo, voit dans cet intérêt américain un signe positif avant la création en septembre prochain d'une filiale aux Etats-Unis. "Les fonds américains, auparavant peu intéressés par le mobile, ont finalement compris le potentiel de ce marché", affirme-t-il, soulignant également le mouvement de concentration ayant donné aux acteurs du mobile outre-Atlantique les moyens de se développer. Un dynamisme renforcé par la présence des grands fournisseurs de contenus tels que Time Warner ou Universal.
Le développement international de la société passe également par l'Asie, où elle a ouvert en février un bureau à Singapour. La cité-Etat servira de tête de pont à une activité asiatique qui se traduit pour l'instant par des expérimentations avec des partenaires à Taiwan, en Malaisie, et en Inde. "Avec cette levée de fonds, nous sommes capables de mettre en place une véritable structure commerciale, notamment en Corée et au Japon", explique Stéphane Roder.
Streamezzo entretient par ailleurs en Asie des relations avec des intégrateurs systèmes, comme Alcatel ou Siemens, lui permettant de "s'inclure dans une chaîne de contenus".
En Europe, des tests en Italie auraient débouché sur un accord, pas encore annoncé.
Cette implantation internationale s'accompagne d'un développement des produits de Streamezzo, qui va doubler les effectifs de son centre de Recherche et Développement situé à Rennes.
Travaillant surtout jusqu'à présent dans l'amélioration de l'ergonomie et de la navigation sur les mobiles (lire l'article du 10/06/05), "pour inciter les utilisateurs à consommer du contenu", la société mise à présent sur la télévision mobile (elle fournit la solution à SFR pour son offre Mobile TV lancée en novembre) et sur l'interactivité. Elle cite l'arrivée de portails contenant uniquement du rich media comme une des opportunités pour imposer ses solutions.
La technologie vidéo maison, basée sur le streaming (au sens échantillonage de vidéo), s'adapte à toutes les normes de transmission. Pour un coût d'adaptation limité, l'entreprise peut vendre ses solutions en Asie, qui a choisi le "DMB", aux Etats-Unis ("Media flow"), et en Europe, où coexistent DMB et DVB-H. "La situation en Allemagne est encore plus complexe qu'en France, puisque chaque Land est maître en la matière." Streamezzo milite pour l'adoption d'une norme européenne unique, à même de faciliter la croissance du secteur.
Même si l'usage massif de
la télévision sur mobile ne semble pas être pour demain, le spin-off de France Télécom anticipe une forte demande pour les applications qu'elle développe. Un intérêt exprimé lors du salon 3GSM de Barcelone, avec "plus de 400 contacts en trois jours." Côté utilisateurs, l'entreprise affirme que ses clients, opérateurs et éditeurs de contenus, constatent une utilisation en hausse de 50 % quand ils utilisent la technologie Streamezzo.
Misant sur ses qualités propres, l'entreprise exclut des acquisitions pour le moment. Une confiance, partagée par les investisseurs, utile pour remettre en question la domination de Macromédia et de son Flash, une technologie "lourde et peu adaptée au mobile", selon Stéphane Roder. |
|
|
 |