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JDN.
Quels ont été les événements marquants pour votre activité au premier semestre ? Avez-vous eu de bonnes ou de mauvaises surprises ?
Mathias Emmerich. Globalement, il n'y a pas eu de grosse surprise sur ce premier semestre. La croissance de Voyages-sncf.com a été conforme à ce que nous attendions. Nous avons enregistré une croissance de 40 % sur les six premiers mois de l'année. Quant aux performances d'IDTGV, elles ont également été excellentes. Enfin, le taux de pré-paiements, c'est-à-dire les paiements qui sont effectués directement sur le site, continue de se développer. Ils atteignent désormais 75 % des transactions, contre 70 % un an auparavant. Bref, ce premier semestre s'inscrit dans la continuité de ce que nous avons déjà initié. La seule nouveauté a trait au search marketing. Nous avons pris un virage important dans ce domaine depuis le début de l'année. Désormais, nous avons une équipe dédiée à cette activité et nos efforts devraient s'intensifier dans les prochains mois.
Justement, comment voyez-vous évoluer le secteur du voyage en ligne dans les quelques mois ou années à venir ?
Je pense que la compétition entre les grands distributeurs, comme Lastminute, et les grands gestionnaires d'inventaires ou les grands transporteurs, comme les loueurs de voitures, les chaînes hôtelières ou encore Air France, va s'intensifier. Les années d'effervescence où le marché était dominé par les distributeurs sont derrière nous. Les loueurs de voiture, mais aussi les compagnies aériennes ou les chaînes hôtelières, qui ont pris du retard sur cette première période, vont vouloir se rattraper en développant la vente en directe sur leur site. Les distributeurs et les consolidateurs vont avoir alors plus de difficulté à constituer leurs offres. Cette dynamique est déjà à l'œuvre aux Etats-Unis. Il n'y a qu'à voir les résultats décevants d'Expedia au premier trimestre de cette année. Les jeux sont donc loin d'être faits ! D'autant que cette première sphère de concurrence est complétée par une seconde constituée des moteurs de recherche. En effet, qu'est-ce qui les empêche de mettre en place, à côté de leur moteur, des plates-formes d'achat ? Les places et les métiers de chacun sont donc loin d'être figées et il faut rester vigilant.
Comment, dans cette perspective, allez-vous faire évoluer les activités de Voyages-sncf.com dans les six mois à venir ?
Nous allons tout d'abord nous employer à développer l'espace professionnel que nous avons lancé à la fin de ce premier semestre en ajoutant des outils dédiés aux besoins et aux attentes des PME. Parallèlement, nous allons également nous employer à développer un portail entreprises, limité aux ventes ferroviaires, qui sera plus spécifiquement dédié aux grands comptes. Pour nous, cette étape marque une réelle évolution puisque pour la première fois, parce que nous avons atteint une masse critique, nous pouvons différencier nos offres et adresser différemment une cible. Enfin, nous travaillons sur un outil de comparaison multimodal, c'est-à-dire un comparateur train / avion. Cet outil devrait alors nous permettre d'entrer sur un nouveau segment de marché, celui de la comparaison des offres. |