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eMusic : le téléchargement légal sans DRM débarque en Europe
eMusic, premier challenger d'iTunes aux Etats-Unis, se lance en Europe avec un catalogue composé à 100 % de labels indépendants, et garanti sans DRM. C'est la seule plate-forme proposant un format compatible avec l'IPod.   (14/09/2006)

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A l'image des blockbusters au cinéma, les tubes issus des majors bénéficient de moyens de diffusion colossaux pour inonder rapidement les marchés. Pourtant, des milliers de labels de musique indépendants continuent de distribuer leurs artistes, avec peu de moyens, mais une qualité et une variété certaines. D'après l'association américaine de la musique indépendante, le marché de la musique indépendante représente 38 % des ventes de CD outre-Atlantique. Des chiffres sur lesquels s'est appuyée la société eMusic dès 1998, en se lançant dans la vente de fichiers MP3 en ligne en association avec les labels indépendants. Rachetée depuis par Universal Music puis revendue à Dimensional Associates, la société vient de lancer son service dans l'Europe des vingt-cinq.

Ce service propose trois forfaits mensuels, à 12,99 euros par mois pour 40 téléchargements (soit 0,32 euro le morceau), 16,99 euros pour 65, et 20,99 euros pour 90 morceaux. Ce dernier forfait reste le plus intéressant, le prix d'un morceau revenant alors à 0,23 euro. En revanche, bien que relativement bas, ces tarifs sont légèrement supérieurs aux prix pratiqués par eMusic aux Etats-Unis, en raison de frais de commercialisation supplémentaires. Mais outre les tarifs avantageux, eMusic se démarque surtout de ses principaux concurrents en proposant des morceaux en MP3 sans DRM.

Parmi les nombreux acteurs internationaux de la musique en ligne, eMusic est ainsi le seul à proposer un format compatible avec l'Ipod d'Apple, le baladeur leader, qui détient plus 78 % de parts de marché aux Etats-Unis, d'après une étude In-Stats de mai 2006. Un choix plus pragmatique que philosophique pour David Pakman, le dirigeant d'eMusic : "Dès le départ, nous avons conçu notre système afin de le rendre compatible avec le plus de lecteurs MP3 possible, des autoradios aux Ipods", explique-t-il dans une interview accordée au site Ars Technica. Les licences du système de protection FairPlay d'Apple n'étant pas commercialisées, la plate-forme n'avait alors d'autre choix que de proposer des morceaux sans protection.

Cet "avantage" considérable sur la concurrence a permis à la firme de devenir le numéro deux des ventes de musique en ligne aux Etats-Unis, derrière iTunes, avec 11 % de parts de marché environ. Un chiffre qui peut paraître dérisoire comparé aux 60 % à 65 % (selon les sources) détenus par le logiciel d'Apple, mais considérable quand on sait que sa part représente autant que celles de Napster, MSN Music et Rhapsody (de Real) réunis. Aux Etats-Unis, eMusic a conquis son public : 150.000 personnes y sont abonnées et téléchargent environ cinq millions de morceaux chaque mois. La société prévoit de devenir profitable en 2007.

3.800 labels indépendants présents au catalogue
Revers de la médaille, les majors avec lesquelles Mr Pakman tente de négocier depuis quelques mois ne souhaitent pas s'associer avec eMusic. Ni EMI, ni Universal Music, ni Sony BMG n'acceptent en effet l'idée de commercialiser des titres sans en maîtriser totalement le destin. Avec l'offre de cette plate-forme, aucun contrôle n'est possible, et les fichiers peuvent se retrouver sur un réseau peer-to-peer assez facilement. En revanche, pour les labels indépendants, l'exposition dont la plate-forme leur permet de bénéficier semble compenser ces risques : à ce jour, plus de 3.800 d'entre eux ont en effet adhéré à l'offre du marchand et proposent 1,7 million de titres à la vente.

Parmi les artistes distribués, l'offre " indie-rock" et électro est mise en avant avec des artistes comme Moby, les White Stripes, Belle et Sebastien, Calexico ou encore Johnny Cash pour ne citer qu'eux. Mais la plate-forme s'avère également une ressource importante pour les amateurs de jazz, puisqu'elle propose par exemple la discographie de Miles Davis. L'offre de musique classique représente quant à elle les plus gros volumes de ventes, via le label Naxos.

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En Europe, eMusic se lance dans un contexte bouillonnant. MySpace, qui vient de s'y implanter, annonce que les artistes et labels indépendants hébergés sur sa plate-forme vendront bientôt leurs morceaux sans DRM. Quant à l'impact de l'entrée en vigueur de la loi DADVSI, il serait a priori défavorable à eMusic puisqu'elle institutionalise les DRM et qu'elle n'a pas réglé définitivement les questions d'interopérabilité.

En raison de leur particularité monétaire, les anglais accèdent depuis le 10 août à leur propre plate-forme locale, mais les versions pour l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Espagne devraient suivre d'ici le début de 2007. L'objectif de David Pakman : devenir ni plus ni moins "le numéro un de la vente de musique indépendante en Europe, et le numéro deux de la vente de musique digitale", a-t-il déclaré à Reuters.
 
 
Lucile REYNARD, JDN Sommaire e-Commerce
 
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