|
| |
|
|
| Sommaire Le Net |
 |
| Michel Gomez : "Il faut organiser l'arrivée des nouveaux acteurs de la VOD" |
| Les membres de la Société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs (ARP) étaient réunis ce week-end pour parler de VoD et de télévision sur Internet. Michel Gomez, délégué général de l'ARP revient sur ces questions.
(31/10/2006) |
|
JDN. La multiplication des offres de vidéo à la demande (VoD) vous inquiète-t-elle ?
Michel Gomez. Non. La filière du cinéma a pris l'habitude de vivre avec d'autres secteurs de la vie économique. Nous avons d'abord perçu la télévision comme une concurrence, puis elle est devenue une source de financement, qui représente désormais 40 % du préfinancement du cinéma français. Aujourd'hui, le numérique constitue un plus grand bouleversement, et l'arrivée de nouveaux acteurs va modifier les équilibres de la filière. Concernant la VoD, les plates-formes participent déjà au financement du cinéma, à travers le fonds de soutien du CNC (Centre national de la cinématographie), depuis la loi du printemps 2005.
Que demandez-vous aujourd'hui ?
Nous pensons qu'il faut organiser cette arrivée de nouveaux acteurs dans la VoD. Qu'elle ne soit pas sauvage mais régulée. Nous voulons aussi que les offres soient plus variées. Aujourd'hui, ce sont celles des FAI qui sont les plus visibles.
Il faut encourager les ayants-droits à diffuser leurs oeuvres directement via leurs propres plates-formes. De notre côté, nous leur expliquons que c'est leur intérêt, mais l'Europe pourrait aussi les encourager, en les soutenant financièrement via le programme Média 2007. Par ailleurs, nous demandons également à l'Europe de nous permettre de réguler au niveau national la VoD, ce que nous avons fait avec l'accord interprofessionnel de décembre 2005 (lire l'article du 22/12/06). Il est très important que la nouvelle directive Télévision sans frontières, en cours d'examen, nous permette ce genre d'accord. Nous sommes d'ailleurs depuis septembre en discussion pour le renouveler.
En plus de la VoD, vous voulez également solliciter les FAI sur leurs offres d'IPTV ?
Oui, il est logique que tous les modes de diffusion de films participent au financement du cinéma. Les fournisseurs d'accès à Internet diffusent des films, via leurs offres triple play. Nous devons nous adapter à cette réalité. Sans demander plus d'argent, mais en prenant en compte les changements d'équilibre dans les modes de diffusion du cinéma. Il faudrait pour cela légiférer, mais c'est une question d'équité. |
|
|
 |