L'agence FullSix, spécialisée dans le marketing interactif et
relationnel, acquiert Backelite, un nouvel entrant dans le monde
du marketing mobile. "80 % de nos clients sont intéressés
ou ont des projets de marketing mobile", explique Marco Tinelli,
président de FullSix. "La demande est très forte, cela faisait
plusieurs mois que nous voulions nous renforcer sur ce marché.
Auparavant, nous travaillions avec plusieurs prestataires, mais
le niveau de professionnalisme des acteurs du secteur ne nous
convenait pas", avoue-t-il. Ainsi, en juin dernier, les dirigeants
de FullSix rencontrent Sébastien Berten, un ancien de SFR qui
s'apprête à créer Backelite. Lancé en août dernier la jeune
société sera finalement filialisée à FullSix en octobre.
"Nous nous positionnons sur deux secteurs", explique le président
de Backelite, Sébastien Berten. "D'un côté les opérateurs mobiles,
notamment les MVNO. Nous leur proposons des portails Wap clés
en main, même si nous n'avons pas vocation à créer nous même
les contenus. Et de l'autre, les annonceurs auxquels nous proposons
nos offres de marketing mobile". Pour ces derniers, l'entreprise
propose des offres de SMS+ et MMS+ en push, des jeux concours,
des sites Wap événementiels, des sites communautaires et visio…
Dans un
premier temps, Backelite est devenu le prestataire par défaut
de FullSix pour les offres de marketing mobile. Un secteur,
reconnaît, Marco Tinelli, qui "générait jusque-là des revenus
négligeable". Mais le président de l'agence croit au succès
d'une offre mobile. "Il y a un défaut d'offre de contenus, hors
porno et téléchargements de logos. Backelite va donner les moyens
aux annonceurs de créer des contenus et des services de qualité.
Si l'offre est de qualité, les annonceurs n'ont pas de raison
de ne pas faire d'opération sur mobile", affirme-t-il fort de
la capacité de FullSix de fournir une offre intégrée, en interne,
allant de la conception à la mesure de performance en passant
par la réalisation.
Comme secteur recélant des clients potentiels, Sébastien
Berten cite celui de la presse, sur lequel des services pertinents
existent déjà. "Il y a de fortes synergies entre le papier et
le mobile. Par exemple, il est aujourd'hui possible e prendre
la photo d'un produit dans un magasine avec son portable, l'envoyer,
et recevoir des informations détaillées en quelques secondes".
Reste à convaincre les annonceurs, mais Marco Tinelli est assuré.
"Les opérateurs n'ont pas eu d'offres convaincantes et fonctionnelles,
à nous de leur démontrer que le marketing mobile vaut
mieux que dépenser un restant de budget en fin de campagne".
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