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Mobile |
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| Services mobiles : décollage lent mais certain du multimédia |
| Malgré une croissance de 260 % des revenus issus des contenus multimédia, la messagerie pèsera encore plus des deux tiers du marché européen des services mobiles en 2011, selon une étude Jupiter Research.
(22/01/2007) |
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(Article modifié le 22/01/2006 à 10h00) Les contenus pour mobiles, le nouvel eldorado ? Oui
et non. Selon une étude prospective de Jupiter Research, prenant
en compte le marché européen, les services de messagerie généreront
encore la majeure partie des revenus non voix du mobile (72 %)
d'ici à 2011. Mais les contenus payants ne seront pas en reste et leur
audience devrait atteindre une taille critique, sans toutefois
qu'ils ne deviennent un marché de masse (taux de pénétration
supérieur à 50 %).Parrallèlement, les contenus gratuits connaissent déjà un décollage rapide.
Au regard du faible taux de pénétration de la technologie 3G
en Europe à l'heure actuelle, il est en effet difficile de concevoir
que la majorité des utilisateurs de mobile en seront équipés
d'ici à cinq ans et manieront avec habileté les divers services
compatibles. Pour le cabinet Jupiter, d'ici à 2010, l'équipement en 3G devrait tout de même atteindre les 50 % de taux de pénétration. "L'usage du mobile est synonyme d'instantanéité,
et, avec la 3G, on est encore loin de l'atteindre, souligne
Thomas Husson, analyste du marché mobile chez Jupiter Research
et auteur de l'étude "European Mobile Forecast".
La 3G+ et sa norme HSDPA devraient améliorer le taux de pénétration des contenus. En outre,
la norme DVB-H permettant la diffusion de
la télévision devrait également y contribuer. Elle a été testée cette année en
France."
Autre obstacle
à la généralisation de l'usage des contenus : le prix.
En effet, les plus grands consommateurs de contenus multimédia
(musique, vidéo, TV mobile) ont généralement entre
15 et 24 ans. "Alors qu'on leur proposait jusque-là des
sonneries à deux euros, on leur propose désormais des jeux mobiles
en ligne, de la messagerie, de la télé et des MP3 pour le même
prix, mais le budget des jeunes n'augmente pas nécessairement
en conséquence. Face à ce choix qui s'élargit, les 14-25 ans vont être obligés à réaliser des arbitrages.", commente Thomas Husson. Le pourcentage de personnes
prêtes à payer pour des contenus premiums à destination de des
mobiles ne dépasserait ainsi pas les 15 % en Europe. 10 % seraient quand à eux prêts à payer pour un service de TV sur mobile.
Des efforts restent également à faire du côté
des opérateurs, notamment en ce qui concerne la tarification
de l'échange de données via le réseau Internet mobile :
bien que de plus en plus d'offres avec forfait intègrent désormais
une offre data, celle-ci est optionnelle : en France il est notamment possible d'en bénéficier chez Orange pour un tarif compris entre 6 et 12 euros, et Chez Bouygues Telecom pour 9,99 euros. En revanche, les offres prépayées n'en proposent généralement
pas, ce qui occasionne des frais de connexion supplémentaires.
Malgré ces divers obstacles, les contenus devraient cependant
générer au moins 8 milliards d'euros en 2010 sur
le marché européen, contre 2,2 milliards en 2006. De nombreux
modèles économiques devraient être testés d'ici là pour inciter
les mobinautes à y avoir recours, sur des cibles très segmentées,
estime Thomas Husson.
Du côté des services de messagerie, l'étude de Jupiter Research
se montre encore plus optimiste puisqu'elle annonce qu'ils représenteront
plus des deux tiers des revenus non voix issus du mobile d'ici
à 2011, soit 27,7 milliards d'euros (contre 21,9 milliards en
2006).
En effet, alors que le démarrage du MMS a été semé d'embûches,
notamment à cause d'une promotion trop hâtive des opérateurs
comparativement au niveau de qualité des services et à l'interopérabilité
entre téléphones, il semblerait que les progrès techniques actuels
et la convergence entre Internet mobile et Internet fixe leur
soit bénéfique. "Il n'y aura bientôt plus de différence entre
e-mail, MMS et messagerie instantanée aux yeux des consommateurs
cela deviendra transparent", prédit l'analyste du
marché mobile.
Parallèlement à l'utilisation systématique
du protocole IP dans les réseaux, l'écosystème de l'Internet
mobile devrait croître et s'ouvrir en direction des acteurs
du Web. En effet, alors que jusque-là leur concurrence effrayait
les opérateurs mobile, ils sont désormais perçus comme des alliés,
voire des faire-valoir, à l'image de Microsoft qui propose sa
messagerie instantanée sur i-Mode, (Bouygues revendique 70.000
utilisateurs du service) et sur Orange, en adaptant pour chacun
de ses clients son modèle économique et le partage des revenus.
De même, le "Search" a également investi les écrans
mobiles : Google s'est ainsi allié avec Vodafone et T-Mobile,
Yahoo avec l'opérateur anglais 3 et Nokia, tandis que Microsoft propose son nouveau moteur Windows Live Search sur I-Mode.
Au final, Jupiter Research estime que le développement simultané
de nouveaux moyens de paiement et l'ouverture des réseaux sera
bénéfique aux contenus et favorisera l'arrivée de nouveaux éditeurs
sur le marché "off-portal", marché jusque-là très
vérrouillé par les opérateurs.De même, le développement des services de messagerie favorisera l'échange de contenus sur le long terme. Les pays du Nord
de l'Europe (Norvège, Suède, Finlande) seraient
les plus en avance sur l'adoption de ces usages innovants, suivis
de près par les Anglais. |
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