En faisant son bilan de l'année 2006, le principal site de vente en ligne
du groupe Fnac a précisé ses ambitions. Avec un volume d'affaires de 254 millions
d'euros en progression de 35 % par rapport à 2005, Fnac.com continue de croître.
D'autant, précise son PDG Denis Olivennes, que ses bénéfices - dont le montant
n'a pas été précisé, augmentent en parallèle. De
quoi le motiver à accélérer l'expansion internationale de la Fnac sur Internet,
en plus de l'Espagne, de l'Italie, et du Brésil où le groupe est déjà
présent.
L'année 2007 devrait être symbolique pour le site Internet de
la Fnac. Ainsi, il va devenir le premier magasin du groupe devant le magasin des
Halles à Paris. Un objectif que s'est fixé le site malgré le succès du magasin dont la surface de vente
a doublé ces dernières années.
Denis Olivennes ne donne cependant pas d'objectifs chiffrés
pour l'année en cours. Mais la croissance naturelle des ventes du site
lui permet d'être optimiste. Ainsi, chaque famille de produits distribuée connaît
une progression supérieure à 10 %, que se soit la vente de livres, de CD, ou la
billetterie. Ainsi, le chiffre d'affaires marchandises grimpe de 23 % à 159 millions
d'euros et la billetterie atteint 75 millions d'euros. Globalement, les activités
Internet du groupe Fnac ont rapporté 364 millions, en incluant le chiffre d'affaires
de Surcouf.com, Fnac Eveil&Jeux, ainsi que ceux des sites de la Fnac à l'étranger.
Mais c'est surtout la vente de musique en téléchargement qui attire l'attention.
avec une croissance de 80 %. Ainsi, 5,5 millions de fichiers ont été
vendus l'année dernière. Un chiffre qui illustre les conclusions de la Fédération
internationale de l'industrie phonographique (Ifpi), selon laquelle les ventes
de musique en ligne ont doublé l'année dernière et représenteraient désormais
10 % des ventes des maisons de disques (lire notre article Les
ventes de musique en ligne ont doublé en 2006 du 23/01/07).
Surtout, la présentation de ces résultats a été l'occasion pour Denis
Olivennes de faire un premier bilan de la vente de 170.000 titres sans DRM provenant
de labels indépendants. Certes, la distribution de ce catalogue de musique non
protégée est très récente. Elle ne date que de la mi-janvier (lire notre article
Fnac
Music et VirginMega parient sur la musique non protégée du 18/01/07).
Mais en un mois, les ventes de titres dont les DRM ont été supprimés ont doublé.
Un argument supplémentaire, selon Denis Olivennes, pour réclamer la fin des DRM
aux majors qui se plaignent de la baisse des ventes de CD. Cependant, avant que
l'argument ne fasse mouche, les majors attendront peut être un bilan des ventes
sur une plus longue période. Quand l'effet du lancement très médiatisé de cette
offre sur le site de la Fnac sera retombé. |