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Emprunt obligataire d'EDF

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L'Etat français reste l'actionnaire majoritaire d'EDF : il tient 84,8 % du capital. De fait, le risque de défaillance financière et de non paiement des engagements financiers, en particulier l'emprunt obligataire, s'avèrent limités. En dernier ressort, l'Etat trouvera les solutions pour éponger les dettes. Le risque d'investir à pure perte existe seulement si les souscripteurs des obligations qui sont émise du 17 juin au 10 juillet 2009, décident de se séparer de leurs obligations avant le terme du 17 juillet 2014. A échéance, les circonstances de marchés importent peu, l'ensemble des parts émises sera remboursé dans sa totalité. Le coupon annuel de 4,5 % étant le dédommagement de l'immobilisation des sommes prêtées pendant 5 ans. En revanche, si une part est cédée avant, le prix de la part peut-être soit inférieur soit supérieur aux 1 000 euros de la mise de départ.

l'ouverture des marchés européens de l'énergie ou le changement de répartition
 
L'ouverture des marchés européens de l'énergie ou le changement de répartition du capital font partie des autres risques non contrôlables. ©  Jean-Marc-Richard - Fotolia
 

Dans le premier cas, c'est le signe d'une dégradation des finances et des activités d'EDF. En la matière, le groupe est transparent et reconnait qu'il est dans un environnement qui évolue beaucoup, dans lequel des évènements peuvent lui échapper : des conséquences non évaluées de l'ouverture des marchés européens de l'énergie, le risque nucléaire, les impacts des crises économiques, un changement de répartition du capital... Dans le second cas, c'est tout l'inverse. Le marché montre sa confiance sur la base d'un bilan sain et d'une bonne visibilité sur la stratégie menée.

Au total, nul n'a la garantie de retrouver au moins sa mise de départ, s'il se sépare de ses obligations. Donc la souscription à l'emprunt n'est intéressante que si vous attendez l'échéance. Là vous aurez gagné 225 ¤ par obligation. En effet, un acheteur acceptera difficilement de payer 1 225 ¤ une obligation. Au-delà de ce prix, il perd de l'argent : il ne sera remboursé que de 1 000 euros (la valeur de l'obligation) et il touchera forcément moins de 225 ¤ de coupon puisque c'est la somme maximale qu'on puisse toucher pour chaque obligation.

Attention, de cette somme de 225 ¤, il faut retrancher la fiscalité sur les placements mobiliers. Dans le cas du prélèvement libératoire les gains seront taxés à hauteur de 30,1 %, soit 67,72 euros. Ce qui laisse un gain net de 157,27 ¤.

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