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La probabilité d'une hausse supplémentaire des taux longs nous semble limitée. Les banques centrales des pays émetteurs comme celles des pays acheteurs ont toutes intérêt à conserver des taux bas (inférieurs à 4% aux Etats-Unis et autour de 3,50% en zone euro). Le risque d'étouffement de la croissance reste élevé, d'autant plus que la hausse des marchés actions s'est accompagnée d'une hausse des cours des matières premières. Ce qui pourrait affecter le pouvoir d'achat des consommateurs et les marges des entreprises.
| | Prévisions des taux sur les emprunts d'Etats à 10 ans | |
| | Pays |
au 31/12/2008 |
au 09/06/2009 |
à fin 2009 |
Point bas potentiel | |
| | Zone euro |
3,40 % |
4,00 % |
3,60 % |
3,50 % | |
| | Etats-Unis |
2,20 % |
3,85 % |
3,60 % |
3,00 % | |
| | Japon |
1,20 % |
1,55 % |
1,60 % |
1,30 % | |
| | Royaume-Uni |
3,00 % |
3,85 % |
4,00 % |
3,60 % | |
| | Source : Groupama AM | |
Le marché du crédit a indéniablement profité du retour de la confiance, en offrant des rendements attractifs comparés notamment à ceux offerts par le marché monétaire. Les émissions redonnent de la flexibilité aux émetteurs et les craintes sur la liquidité s'estompent. Le marché du crédit, tout comme le marché des actions, commence clairement à trier les sociétés au sein de chaque secteur. Les entreprises qui auront préservé leur capacité financière et qui sauront gagner des parts de marchés, sortiront gagnantes de la crise. Nos choix d'investissement se concentrent désormais sur l'analyse des entreprises, la sélection des titres reprenant le pas sur l'allocation sectorielle dans la construction de portefeuilles.
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