Les matières premières sont des matériaux non élaborés mais issus d'opérations d'extraction, de distillation ou encore de récolte en vue d'être transformés et incorporés au moyen d'un processus de fabrication dans des produits, dits finis, proposés à la vente aux clients.
L'évolution des prix des matières premières, notamment des métaux industriels, influence celle des obligations, puis celle des actions. En effet, une hausse des prix de matières premières entraîne souvent une hausse des taux d'intérêt. Du coup, les investisseurs se montrent moins intéressés à prêter de l'argent ou à investir dans les entreprises. Pour un risque moindre, ils ont un gain certain plus alléchant avec des placements dont la rémunération suit l'évolution des taux d'intérêts.
Dans le même temps, cela entraîne aussi une hausse de l'inflation, c'est-à-dire du prix des biens achetés par les ménages. Une forte hausse des prix sur une courte période réduit leur capacité d'achat. Si cette hausse perdure, elle entraîne une progression des salaires. Et c'est le début d'un cercle infernal. La hausse des salaires enclenche une hausse de la demande, de la demande de matières premières, et au final des prix... et des salaires.
A côté des métaux industriels comme l'aluminium, l'acier, le cuivre ou le plomb, l'or et le pétrole dominent le comportement des acteurs du marché. Car toutes les matières premières n'ont pas le même impact sur la psychologie des investisseurs. Le soja n'a rien de comparable au pétrole. Peu de biens sont fabriqués sans faire appel au pétrole ou à une substance qui en est dérivée, le plastique par exemple. Et nombre de services ne pourrait pas être rendus sans la consommation de pétrole : le transport des marchandises par bateau ou camion... Bref, le pétrole influence tous les rouages de l'économie. Le soja peut être concurrencé et remplacé par d'autres produits. Une hausse de son prix a bien entendu des conséquences, mais pas au niveau des investisseurs... seulement du consommateur qui a calé toute son alimentation sur lui.