L'année 2008 avait donné beaucoup d'espoirs aux investisseurs en terres agricoles. Les hausses de prix s'affichaient à 5,6 % par rapport à 2007, selon Agri France, filiale de BNP Paribas Wealth Management. 2009 a douché l'espérance de voir la tendance se poursuivre. Une étude de la Fédération nationale des sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (FNSAFER) fait état d'un coup de frein : le prix de l'hectare de terre a baissé de 1,60 % et le nombre de transactions recule de 4 % par rapport à 2008.
| Les terrains agricoles restent incontournables pour cultiver des produits alimentaires et nourrir une population mondiale en constante augmentation |
Malgré ce tassement en 2009, l'investissement dans des terres agricoles conserve des atouts à ne pas négliger. Les terrains agricoles restent incontournables pour cultiver des produits alimentaires et nourrir une population mondiale en constante augmentation. Si ce marché subit des variations fréquentes liées notamment aux aléas climatiques, il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un investissement de long terme. La rentabilité d'une terre repose plus sur le prix d'achat du terrain et de vente, que les marges sur les céréales et autres cultures maraichères. Selon les sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural, le bassin parisien et le bassin méditerranéen sont les deux zones où il y a le plus de spéculation sur les terrains. Le coût de l'hectare dépasse les 6 000 euros. A l'inverse, en Vendée, dans les Deux-Sèvres, en Loire-Atlantique, dans le Maine-et-Loire ou encore en Bourgogne, en Franche-Comté et dans le Massif Central, les prix sont plus abordables.
La détention d'une terre agricole est en-soi un bien patrimonial. A ce titre, elle fait partie des éléments à déclarer sur la déclaration de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Vous pouvez ainsi espérer une exonération totale, si vous louez vos terres au moins dix-huit ans à un membre de votre famille. Encore faut-il que ce dernier l'exploite dans le cadre d'une activité agricole. Si ces terres ne sont pas louées à un membre de votre famille ou utilisées pour une activité agricole, vous pouvez tout de même bénéficier d'un abattement de 75 % jusqu'à 100 393 euros puis de 50 % au-delà. Mais le bail doit toujours durer au moins dix-huit ans.