Le chèqueLa délivrance d’un chéquier est gratuite. Néanmoins, avant de le délivrer, la banque doit vérifier, auprès de la Banque de France, que le titulaire du compte n’est pas interdit bancaire, c'est-à-dire qu’il n’a plus le droit d’émettre de
chèque.
Il existe différentes sortes de
chèques :
- le
chèque de paiement : le plus courant ;
- le
chèque visé qui garantit que le compte est approvisionné le jour de l’apposition du visa ;
- le
chèque certifié dont le montant est gardé sur le compte pendant les 8 jours qui suivent son émission ;
- le
chèque de banque qui est émis par le banquier lui-même et qui est valable 1 an et 8 jours après sa date d’émission.
Attention : il est payant.
Quelques précautions à observer lorsque l’on remplit un
chèque :
- la mention chèque doit être indiquée ;
- le nom de la personne qui l’émet, son adresse et le numéro de téléphone de sa banque doivent être inscrits ;
- le nom de la personne qui reçoit l’argent doit être présent ;
- la date et le lieu sont notés ;
- la signature est faite manuellement, elle doit toujours être la même ;
- le document doit être rempli au stylo à bille, de préférence à encre noire ;
- la somme doit figurer en lettres et en chiffres, en cas de différence entre les deux, c’est la somme inscrite en lettres qui est prise en compte ;
- tout l’espace réservé à l’inscription de la somme en lettres doit être rempli, s’il le faut à l’aide d’un trait horizontal ;
- l’écriture doit être claire et lisible.
En cas de perte de
chéquier, il faut faire opposition le plus rapidement possible au 08.92.68.32.08, et le confirmer par écrit à la banque. De plus, il faut déclarer la perte ou le vol à la gendarmerie. Ainsi, les
chèques présentés après l’opposition ne seront pas encaissés.
Les commerçants ont tout à fait le droit de refuser le paiement en
chèque. En outre, lorsqu’ils l’acceptent, ils peuvent exiger une pièce d’identité ainsi qu’un montant minimal.
A noter : - bénéficier d’un chéquier n’est pas un droit. La banque doit néanmoins justifier son refus ;- les salaires au-dessus de 1500 euros doivent être payés en chèque ou par virement ;- les règlements d’un montant supérieur à 3000 euros doivent être faits par chèque, virement, carte bancaire ou carte de crédit ;- dans les pays appartenant à la zone euro, il est possible d’effectuer un chèque dans cette monnaie si le commerçant l’accepte.
Les cartes bancairesContrairement au chéquier, les
cartes bancaires sont payantes. Leur montant dépend des prestations offertes.
On distingue différents types de
cartes :
- les
cartes de retrait qui permettent de retirer de l’argent dans les distributeurs automatiques du réseau bancaire dans lequel est ouvert le compte, de consulter ses comptes, d’effectuer des dépôts, de commander des chéquiers ;
- les
cartes de paiement qui permettent, en plus des opérations précitées, de payer en carte directement chez les commerçants et d’effectuer des achats à distance (Internet et téléphone) ;
- les
cartes internationales qui permettent les mêmes opérations mais dont l’action s’étend à l’étranger.
Il est à noter que de nombreuses
cartes s’accompagnent de prestations telles que l’assurance rapatriement, l’assistance médicale, l’assurance décès…
Il est également bon de savoir que les retraits effectués dans des distributeurs automatiques n’appartenant pas au réseau bancaire dans lequel est ouvert le compte sont limités à 300 euros par tanche de 7 jours.
En outre, lorsque le client se trompe trois fois de code lors d’un retrait, sa
carte est avalée par l’appareil. Il doit alors se présenter au guichet de la banque à laquelle appartient le distributeur pour se la faire restituer.
Les commerçants affichant le sigle « CB » ne peuvent refuser le paiement par
carte. Néanmoins, comme pour les chèques, ils peuvent imposer un montant minimum.
Une fois le paiement effectué, le client ne peut revenir en arrière et faire opposition.
Pour un montant supérieur à 762,25 €, il est obligatoire de signer la facturette.
Des paiements peuvent être effectués par carte dans tous les pays appartenant à la zone euro.
En cas de perte ou de vol, le titulaire de la
carte doit faire opposition le plus rapidement possible en appelant sa banque ou un des centres d’opposition ci-dessous, et faire une déclaration à la gendarmerie. Ensuite, il faut confirmer l’opposition à la banque, par lettre recommandée.
| Type de carte | Numéro de téléphone depuis la France | Numéro de téléphone depuis l’étranger |
| Carte Bleue | 0892 705 705 | |
| Visa | 0892 705 705 | 1 410 581 3836(en PCV) |
| Visa Premier | 01 42 77 45 45 | (+33) 1 42 77 45 45 |
| Eurocard | 01 45 67 84 84 | (+33)1 45 67 84 84 |
| Gold Mastercard | 01 45 67 84 84 | (+33)1 45 67 84 84 |
En cas de perte ou de vol, le porteur de la carte devra prendre en charge les opérations effectuées avant l’opposition. Pour celles qui seront faites après, c’est la banque qui devra prendre les frais en charge.
A noter : - une banque ne peut obliger un client à prendre une carte ;- il est bon, quand cela est possible, de demander un ticket lors d’un retrait d’argent ;- il ne faut pas jeter un ticket relatif à un retrait car il contient de précieuses informations ;- il est nécessaire de taper son code à l’abri des regards indiscrets.MonéoIl s’agit d’un porte-monnaie électronique qui permet de payer des achats dont le montant est inférieur à 30 euros. De nombreuses cartes bancaires possèdent une puce qui permet de se servir de
Monéo. Pour cela, il suffit de créditer le porte-monnaie de la somme voulue. Quand il n’y a plus d’argent, il suffit de le recharger dans les bureaux de poste ou des bornes prévues à cet effet.
Les autres moyens de paiement-
le prélèvement, dont on se sert souvent pour payer à date fixe des sommes qui ne varient pas, nécessite que le titulaire du compte remplisse une autorisation et qu’il fournisse un RIB ou RIP.
-
le virement est un ordre donné à la banque de transférer une somme sur un autre compte qui n’appartient pas nécessairement à la même banque ou au même réseau bancaire que le titulaire du compte.
-
le titre interbancaire est une sorte de coupon qui est adressé par un créancier au titulaire du compte. Celui-ci doit le retourner signé, accompagné d’un RIB, à l’expéditeur. Il est ensuite transmis à la banque qui effectue le prélèvement.