TELECOMS-FAI
Les applications pétantes d'iPhone, une vraie manne
L'App Store d'Apple est actuellement envahi d'applications iPhone conçues pour produire des bruits de pets. Sur la cinquantaine de "fart apps" actuellement disponibles, les plus populaires rapportent jusqu'à 10 000 dollars par jour. InfoMedia, qui a développé iFart Mobile, note ainsi que chaque jour depuis son lancement, l'application à 0,99 dollars s'est classée dans le Top 100 des applications payantes, en prenant même la tête en début de semaine avec 13 000 téléchargements lundi. En retranchant les 30 % de commission d'Apple, les développeurs d'iFart Mobile ont ainsi gagné 9 198 dollars en une seule journée. Si Apple avait initialement refusé les applications grossières, cet aperçu du business potentiel du mauvais goût pourrait bien le faire changer d'avis.
E-COMMERCE
FriendFinder (Penthouse) s'introduit en bourse
Le réseau FriendFinder (anciennement Penthouse Media Group), qui regroupe un ensemble de sites parmi lesquels Penthouse et Adult FriendFinder, vient d'annoncer son intention de s'introduire en bourse. Le groupe, qui sera représenté par la banque d'investissement russe Renaissance Capital, espère ainsi lever 460 millions de dollars. FriendFinder, qui revendique 946 598 abonnés à ses services pour adultes, a enregistré un chiffre d'affaires de 244 millions de dollars sur les trois premiers trimestres 2008. Le principal objectif de cette IPO est de rembourser sa dette, qui s'élève à près d'un demi milliard de dollars.
LE NET
Le .TEL ne suscite que quelques milliers de demandes
Seuls quelques milliers de noms de domaines ont été soumis lors de la première heure d'ouverture aux marques du .TEL. Si elles ont encore jusqu'au 2 février pour soumettre leurs demandes, ces résultats constituent tout de même une relative déception pour le registre, au regard des investissements effectués.
L'ouverture du .MOBI, en septembre 2006, avait suscité 13 000 demandes et celle du .ASIA, en janvier 2008, 30 000 demandes. Les 10 000 demandes initiales de .TEL sont dans la moyenne des derniers lancements d'extensions majeures, mais très loin derrière les 100 000 .EU demandés sur sa première journée d'ouverture.
Parmi les grandes marques mondiales qui se sont portées acquéreuses d'un .TEL, on trouve Google, Apple, Microsoft, Sony, McDonalds, Ferrari, BMW ou encore HSBC.
E-COMMERCE
Une étude contredit la théorie de la longue traîne
La théorie de la longue traîne vient d'être contredite par une étude qui fait état de 10 millions de titres musicaux invendus. Les marchés de niche sont sur le grill.
La longue traîne ("long tail" en anglais) désigne l'ensemble des produits des fonds de catalogue qui se vendent en proportion réduite mais dont la somme des ventes pourrait collectivement dépasser la vente des produits les plus vendus. Corollaire : Internet, qui peut effectivement donner accès aux produits les plus variés, les plus obscurs et les plus introuvables, fait figure de boulevard pour les marchés de niche. Mais une étude portant sur les ventes de musique en ligne vient de porter un sérieux coup de canif à cette théorie, sur laquelle certains e-commerçants ont pourtant fondé tout leur business model. En effet, l'année dernière, plus de 10 des 13 millions de titres de musique en vente sur le Web n'ont pas trouvé acquéreur.
Pour la première fois énoncée en 2003, puis théorisée en 2006 par Chris Anderson dans son ouvrage "The Long Tail", l'idée que les marchés de niche constituent le principal axe de développement de l'Internet marchand était décrite comme le modèle économique le plus important du 21ème siècle. A l'époque, pour étayer sa théorie, le rédacteur en chef du magazine "Wired" s'était appuyé sur les ventes d'Amazon qui, notamment grâce au mécanisme du cross-selling, bénéficie de ventes constantes sur tout son catalogue et pas uniquement sur les best-sellers du moment. Il avait enfin prédit que l'économie du Web passerait d'un nombre réduit de "hits" occupant la plus grosse partie de la courbe de la demande à une quantité importante de niches dans la longue traîne.
Toutefois, une nouvelle étude menée par Will Page, économiste à la MCPS-PRS Alliance (organisation de collecte de droits d'auteurs à but non lucratif), suggère que les marchés de niche ne sont pas les mines d'or inexploitées que l'on croyait. Selon lui, le succès repose encore, pour les ventes en ligne, sur quelques best-sellers. Sur le marché en ligne des singles, 80 % du chiffre d'affaires est généré par environ 52 000 titres. Pour ce qui concerne la vente d'albums, les chiffres sont encore plus implacables : sur les 1,23 million d'albums disponibles, seuls 173 000 ont été achetés. 85 % n'ont donc pas vendu une seule copie de toute l'année.
Pour Chris Anderson, Will Page a simplement trouvé un jeu de données où le principe de la longue traîne ne s'applique pas. Pas de quoi remettre en question les certitudes d'Andrew Bud, patron de mBlox et co-auteur de l'étude de Will Page : "Je crois que les gens ont cru dans une longue traîne grasse et fertile parce qu'ils voulaient que ce soit vrai. Les théories statistiques utilisées pour justifier cette théorie étaient intelligentes et plausibles. Mais elles se sont révélées fausses. Les données racontent une toute autre histoire. Et pour la première fois, on sait vraiment de quoi est faite la demande pour la musique en ligne."
Will Page est celui qui avait conçu le modèle économique de l'album "In Rainbows" de Radiohead, sorti gratuitement sur Internet puis disponible au prix décidé par chaque acheteur.
E-COMMERCE
US : doublement des ventes en ligne sur le week-end avant Noël
Cette année aux Etats-Unis, le montant des achats en ligne effectués durant le week-end précédant Noël a presque doublé par rapport à l'an dernier, d'après ComScore. Les 677 millions de dollars atteints en deux jours restent toutefois inférieurs de 17 % aux sommes dépensées en 2007 lors du quatrième week-end après Thanksgiving. L'effet météo qui retient les consommateurs chez eux est donc moins important dans cette évolution que le nombre de jours ouvrables : en 2008, il y en a cinq de moins qu'en 2007 sur les mois de novembre et décembre, d'où une progression des ventes à la toute fin de la saison. ComScore précise en outre que du 1er novembre au 21 décembre 2008, 24,71 milliards de dollars ont été dépensés sur Internet, soit 1 % de moins que l'année dernière.
TELECOMS-FAI
Vodafone lance PocketLife, réseau social géolocalisé
Vodafone vient de lancer PocketLife, un réseau social qui s'appuie sur son réseau mobile pour permettre à ses utilisateurs d'informer automatiquement leurs amis de leur localisation, ou partager avec eux des itinéraires. Compatible avec une trentaine de terminaux - dont plusieurs Blackberry, Nokia et Samsung -, l'application sera bientôt disponible pour l'iPhone. Les principaux concurrents de PocketLife, Whrrl, Limbo et Loopt, sont déjà bien installés. Mais le dernier arrivant sur le marché du réseau social géolocalisé va pouvoir bénéficier à plein de son partenariat avec Facebook et MySpace, ainsi que du réseau de Vodafone, premier opérateur au monde.
LE NET
Suivre le Père Noël avec Google Maps, sur mobile ou sur Twitter
Comme depuis quatre ans, Google s'apprête à traquer les déplacements du Père Noël. Tout d'abord, grâce à un accord technique avec Google, le site du très sérieux Norad (Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord) affiche à tout moment la localisation de l'homme le plus affairé du jour. Ses moindres mouvements sont aussi observables en 3D sur Google Earth en téléchargeant un petit fichier kml. iGoogle a aussi pensé à tout en proposant un gadget "Norad tracks Santa" de circonstance. Mais cette année, il sera également possible de suivre les déplacements du Père Noël sur son portable, avec l'application Google Maps for Mobile, ou encore sur Twitter, avec la requête "@noradsanta". Le Norad piste le Père Noël depuis une cinquantaine d'années.
PUBLICITE
Publicis et Endemol préparent une "comédie-fiction" sur Internet
Le producteur de programmes audiovisuels Endemol France travaille actuellement avec le groupe publicitaire Publicis autour d'une "comédie-fiction", dans laquelle seront mis en scène un certain nombre de produits. Ayant vocation à être diffusée sur Internet, elle devrait prendre la forme de vingt épisodes de huit minutes. "Orange ou MSN pourraient intervenir en tant qu'opérateurs", précise Virginie Calmels, PDG d'Endemol. La mise en avant des produits pourrait, d'après elle, se faire à la manière des James Bond. Le placement de produits, autorisé au cinéma et sur Internet, est toujours interdit à la télévision. Le coût de production de la série sera partagé entre Publicis, les annonceurs participant à l'opération, Endemol et l'opérateur.
TELECOMS-FAI
L'Arcep favorable à l'arrivée de Free dans le mobile
Dans une interview aux Echos, Paul Champsaur, président de l'Arcep, a déclaré que Free devait pouvoir être présent dans le mobile : "La France est le seul grand pays européen où il n'y a que trois opérateurs mobile. Il faut faire tomber les barrières à l'entrée dans le mobile, comme on a pu le faire dans le fixe." Le président de l'Arcep ajoute que "Bouygues Telecom vient d'entrer sur le marché du haut débit fixe. Il faut que l'inverse soit possible. Free et Numericable doivent être présents dans le mobile pour faire des offres convergentes", de façon à ce que dans le futur, la concurrence se fasse entre opérateurs intégrés fixe-mobile.
Paul Champsaur soutient de plus l'approche défendue par Free en matière de déploiement de la fibre optique : "A priori, l'idée de placer plusieurs fibres dans un immeuble pour que chaque opérateur ait directement accès au client final semble être une solution de compromis. Elle donne le maximum de liberté à tout le monde pour un surcoût qui apparaît limité. C'est d'ailleurs le choix technique qui vient d'être retenu par l'opérateur historique helvétique Swisscom."
Arrivé à la fin de son mandat après six ans à la tête du gendarme des télécoms, Paul Champsaur sera remplacé début janvier par le conseiller d'Etat Jean-Claude Mallet.
TELECOMS-FAI
Iliad (Free) quitte la Fédération française des télécoms
Iliad, maison-mère de Free et Alice, a annoncé qu'elle allait quitter la Fédération française des télécoms (FFT), jugeant que "les conditions actuelles de concurrence rendaient difficile l'expression de positions communes sur des sujets structurants". Iliad fait en particulier référence à l'attribution incertaine d'une quatrième licence de téléphonie mobile à Free (lire l'article Bouygues s'oppose de nouveau à l'arrivée de Free dans la 3G, du 11/12/2008), ainsi qu'à son désaccord avec Orange, SFR et Numericable sur les modalités de déploiement de la fibre optique (lire l'article Fibre optique : les opérateurs vont se réunir chez Eric Besson, du 15/12/2008). La FFT, créée en septembre 2007 pour représenter le secteur des opérateurs et FAI et "défendre ses intérêts collectifs", a dit "regrette(r) cette décision qu'elle espère temporaire".
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