Laurent Sorbier, commission du dividende numérique, Radio numérique, Hi-Media, acquisition, Condamnation Google, liens sponsorisés, Carlyle, Completel, Numericable, Courtage en ligne, Acsel, Auto IES, nom de domaine
Laurent Sorbier nommé rapporteur sur le dividende numérique / Lancement des appels à candidature pour la radio numérique / Hi-Media met la main sur 10% du capital de Sport.fr / Liens sponsorisés : Google condamné par un groupe hôtelier / Le fonds Carlyle rachète 37% de Numericable et Completel / La part de marché du courtage en ligne diminue / Nom de domaine : Auto IES gagne en appel contre Safenames(26/03/2008)
Laurent Sorbier, un ancien dirigeant du portail et FAI Spray en France, a également été chargé de mission de François Fillon quand celui-ci était ministre des Télécommunications de 1995 à 1997, et conseiller de Jean-Pierre Raffarin (lire Laurent Sorbier : le start-uper de Matignon, du 02/07/07). Il est conseiller à la Cour des comptes depuis 2005 et professeur à l'université Paris-Dauphine depuis 2007.
LE NET Lancement des appels à candidature pour la radio numérique
La radio numérique va enfin prendre corps. Le Conseil Supérieur de l'audiovisuel (CSA) a annoncé qu'il ouvrait, à partir du jeudi 27 mars, l'appel à candidatures pour attribuer les fréquences. La première salve de fréquences portera sur une vingtaine de villes couvrant 35 % du territoire. 5 canaux ont été ouverts dans les villes moyennes, chacun pouvant contenir 8 à 9 chaînes, et 7 pourraient voir le jour sur Paris. De nouvelles fréquences pourraient par la suite être libérées, notamment par Canal+ qui devrait arrêter sa diffusion analogique en 2011. L'attribution de ces fréquences se fera en priorité aux stations FM existantes, le reste étant distribué ensuite à de nouveaux acteurs, principalement des Webradios indépendantes ou appartenant à des grands groupes tels que RTL ou NRJ. Autres acteurs en lice : Lagardère ou encore TF1.
PUBLICITE Hi-Media met la main sur 10% du capital de Sport.fr
La régie indépendante de publicité interactive a annoncé une prise de participation de 10 % dans le capital de la société éditrice de contenu sportif, sport.fr, pour un montant total de 380.000 euros. Par ailleurs, Hi-Media a obtenu un accord d'achat sur les 90 % du capital restant. Objectif de cette acquisition : créer une nouvelle thématique verticale "news et sport" au sein de l'offre d'Hi-Media.
PUBLICITE Liens sponsorisés : Google condamné par un groupe hôtelier
Google et l'éditeur du site de voyages Faraway24.com ont été condamnés par le tribunal de grande instance de Paris à verser 75.000 euros au groupe hôtelier Citadines pour contrefaçon et publicité mensongère. En 2005, Citadines s'était aperçue que la saisie de la requête "Citadines" sur Google affichait des liens sponsorisés redirigeant l'internautes vers certains sites de ses concurrents, dont Faraway24.com.
Le groupe hôtelier a ainsi obtenu que Google cesse d'utiliser le terme "Citadines" dans sa plate-forme AdWords. Selon l'AFP, le tribunal a estimé que "Google ne saurait soutenir que son service de suggestion de mots-clés serait un outil d'information statistique qui ne dispense pas les souscripteurs de procéder à leur propre analyse de la pertinence des termes reproduits dès lors qu'elle en assure la mise en œuvre et le contrôle".
FINANCE Le fonds Carlyle rachète 37% de Numericable et Completel
Le fonds d'investissement américain Carlyle a annoncé la finalisation du rachat de 37,8 % de Numericable et de l'opérateur professionnel Completel pour 1,1 milliard de dollars. Il s'agit, selon Carlyle, du plus gros investissement en France réalisé par une société de capital-investissement. Carlyle a racheté la moitié des parts d'un autre fond, le britannique Cinven, qui possédait les deux sociétés aux côtés d'un troisième fonds, Altice. Cinven et Altice, déjà actionnaire de Numericable, avaient racheté récemment Completel (lire Les actionnaires de Numericable veulent racheter Completel, du 31/08/07). Les deux sociétés appartiennent donc désormais à Carlyle (37,8 %), Cinven (32,2 %) et Altice (30 %).
LE NET La part de marché du courtage en ligne diminue
L'activité des courtiers en ligne serait-elle plus sensible que celle des courtiers traditionnels ? C'est ce que semble indiquer les derniers chiffres publiés par l'Association pour le commerce et les services en ligne (Acsel), confirmant ainsi le fléchissement enregistré en 2007. En février 2008, le nombre d'ordres exécutés sur Euronext Paris pour les courtiers pure player a baissé de 20 % par rapport à la même période en 2007, pour atteindre le chiffre de 975.635 opérations.
Résultat, la part de marché des courtiers en ligne ressort à 7,96 % soit 0,11 point en dessous du niveau atteint en janvier, son précédent plus bas depuis 1999. Le fléchissement est encore plus sensible sur un an, puisqu'en février 2007, la part de marché des courtiers pure player s'élevait à 15,23 %. Une évolution qui, selon Reuters, tranche avec le marché global, la bourse de Paris enregistrant depuis le début de l'année, un nombre soutenu de transactions sur actions.
A noter toutefois, que cette baisse n'est pas corrélée à un fléchissement du nombre de comptes actifs hébergés par les membres de l'Acsel. En février 2008, ceux-ci s'élevaient à 851.374 soit 3 % de plus qu'en janvier et 19,4 % de plus qu'en février 2007.
LE NET Nom de domaine : Auto IES gagne en appel contre Safenames
Le site de vente de voitures en ligne Auto IES voit confirmer le jugement rendu le 22 novembre 2006 par le TGI de Paris à l'encontre de la société Safenames. Le 19 mars dernier, la 4ème chambre de la cour d'appel de Paris a en effet prononcé un arrêt condamnant la société Safenames pour avoir transféré le nom de domaine Autoies.fr à la société Lantec, enregistrée au Belize, alors qu'elle avait reçu une assignation pour contrefaçon sur les marques Autoies et IES et pour usurpation de nom commercial et de nom de domaine, relate Legalis. Le nom de domaine Autoies.fr servait en effet de "page parking", une page référençant des liens vers les sites concurrents de la société Auto IES.
Si Safenames a été condamné pour ne pas avoir geler le nom de domaine Autoies, Lantec en revanche n'a pas été accusé d'avoir accepté ce transfert, la cour d'appel de Paris estimant que la société n'était pas au courant de l'existence d'une assignation. Lantec a toutefois été condamnée à verser 60.000 euros de dommages-intérêts à Auto IES pour usage illicite de ses marques et noms de domaine à des fins publicitaires. Safenames de son côté doit verser 20.000 euros pour ce transfert illicite.