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TeliaSonera va vendre l'iPhone dans 7 pays nordiques / Modification en vue pour les brevets des e-commerçants / Le libraire américain Borders opère à nouveau sur le Net / Bertelsmann et Telefonica peinent à trouver preneur pour Lycos / Japon : Les mobiles remplacent les cartes de paiement / Face à Viacom, YouTube défend l'échange d'information / Vodafone annonce de bons résulats et la démission de son DG(27/05/2008)
MOBILE TeliaSonera va vendre l'iPhone dans 7 pays nordiques
L'opérateur suédo-finlandais TeliaSonera a signé un accord de distribution avec Apple portant sur sept pays nordiques. Il s'agit de la Suède, Norvège, Danemark et Finlande, ainsi que des trois pays baltes (Lituanie, Lettonie et Estonie). Si Orange parvenait à racheter TeliaSonera, il pourrait alors distribuer l'iPhone dans 25 pays. L'opérateur français a en effet annoncé il y a 10 jours des accords (exclusifs ou non) avec Apple portant sur 17 pays d'Europe (Autriche, Belgique, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Suisse), mais aussi en Afrique, Moyen-Orient et République dominicaine. Orange a confirmé mi avril s'intéresser à TeliaSonera (lire Mais qui est TeliaSonera ?, du 17/04/08), dont l'Etat suédois se dit prêt à se désengager.
E-COMMERCE Modification en vue pour les brevets des e-commerçants
Le Federal Circuit, cour d'appel américaine spécialiste des questions de brevets, a annoncé lors d'une audition le 8 mai, étudier la possibilité de limiter le recours au brevet pour les méthodes commerciales. Une telle décision aurait de larges conséquences sur les acteurs du e-commerce. En effet, depuis des années le Bureau américain des brevets et marques accepte de délivrer des brevets portant sur les processus et procédés de vente des sites, ces derniers en profitant pour s'octroyer des avantages compétitifs sur le marché.
Un des exemples les plus marquants est celui d'Amazon qui, en 1999, avait poursuivit son concurrent Barnes & Noble, alleguant que le libraire avait contrefait sa méthode d'envoi d'un ordre d'achat sur le réseau par un clicque de la souris (1-click shopping cart), pour lequel il était titulaire d'un brevet. Aujourd'hui, le Bureau des brevets argumente que de tels procédés n'impliquent pas la manipulation ou la transformation de choses tangibles, mais seulement de données. La Cour d'appel pourrait, par conséquent, modifier la loi sur les brevets concernant les méthodes commerciales. Le décision de la cour est attendu dans les mois à venir.
E-COMMERCE Le libraire américain Borders opère à nouveau sur le Net
Les librairies Borders font une seconde tentative dans le e-commerce avec le lancement d'un nouveau site marchand. Le groupe s'était déjà essayé à la vente en ligne avant de cesser cette activité - déficitaire - en 2001. Depuis, Borders avait passé un partenariat avec Amazon pour être distribué via un site dédié. Aujourd'hui, Borders reprend son indépendance et mise sur un site qui évoque autant le plaisir de parcourir les rayons d'une bibliothèque que de feuilleter des ouvrages.
Les internautes pourront par aiileurs venir récupérer leur commande en librairie. Les 26 millions de membres du programme de fidélité pourront en outre bénéficier de leurs avantages en ligne, ce qui n'était pas possible sur le site partenaire d'Amazon. Borders joue aussi la carte du numérique pour attirer les internautes en librairies : ainsi des bornes y permettent de télécharger des e-book, graver des CD, imprimer une liste de livres constituée en ligne etc. Le nouveau site, qui propose également des livres d'occasion et de vieux ouvrages, compte être profitable dès 2009.
Le lancement du site intervient deux mois après qu'il ait été question d'une mise en vente du réseau. La semaine dernière selon Associated Press, le vendeur de produits culturels Barnes & Noble a confirmé étudier la faisabilité d'un tel rapprochement.
LE NET Bertelsmann et Telefonica peinent à trouver preneur pour Lycos
Bertelsmann et Telefonica ont du mal à trouver un acquéreur pour Lycos Europe. Les groupes allemand et espagnol, principaux actionnaires du portail ne semblent visiblement pas parvenir à en tirer 200 millions d'euros, indique le Finacial Times Deutschland. AOL, ainsi que les allemands United Internet et Tomorrow Focus ont déjà décliné l'offre, notamment en raison d'un prix de vente trop élevé. Lycos Europe n'est plus rentable et sa valorisation n'excède pas 160 millions d'euros.
Depuis le mois d'avril, les deux actionnaires ont confié le dossier de cession de Lycos Europe à la banque Dresdner Kleinwort. Le portail, filiale émancipée du groupe américain du même nom, créé à la fin des années 1990 en partenariat avec Bertelsmann a connu de nombreux échecs, notamment ceux de Multimania et de Caramail. Après un plan social en 2005 et le licenciement d'une centaine de personnes, les activités marketing du portail ont été centralisées en Allemagne, et le développement de nouveaux produits en Arménie. Seules les adaptations aux différents marchés européens sont réalisées au niveau local.
MOBILE Japon : Les mobiles remplacent les cartes de paiement
Au Japon, le téléphone mobile est-il en passe de remplacer les cartes bancaires pour les paiements dématérialisés ? L'archipel constitue en tout cas un laboratoire du paiement sans contact, avec plus de 100 millions d'abonnés à un service de téléphonie mobile pour une population totale de près de 130 millions d'habitants. Ce type de système de paiement se démocratise, dans les aéroports, les gares, les épiceries et même les taxis.
Parmi eux, au moins 35 millions d'abonnés sont en capacité de payer via leur mobile. Selon Les Echos, l'opérateur mobile DoCoMo, revendique plus de 20 millions d'abonnés possesseurs d'un téléphone équipé d'une puce de paiement, moins de trois ans après le lancement de cette technologie. Son principal concurrent KDDI en dénombre plus de 10 millions au sein de ses propres clients, contre plus de 5 millions pour Softbank.
LE NET Face à Viacom, YouTube défend l'échange d'information
Poursuivi pour piratage par Viacom, Youtube appelle à la défense de la liberté de circulation des informations. Dans un document remis à la justice américaine vendredi 23 mai, Google estime qu'une éventuelle condamnation de Youtube remettrait fortement en question la capacité d'échange d'informations en ligne de millions d'internautes. Le groupe affirme par ailleurs que sa plate-forme vidéo va "bien plus loin que ses obligations légales d'assistance des ayants-droit dans leurs démarches de protection des œuvres".
Viacom, qui détient notamment MTV et Comedy Central, réclame à Google 1 milliard de dollars de réparation. Si CBS, NBC Universal, Fox ou Time Warner ont déjà signé des accords de diffusion avec Youtube, Viacom considère comme insuffisantes les propositions qui lui ont été faites par la plate-forme vidéo. Le plaignant va jusqu'à accuser Google de faire reposer le modèle économique de Youtube sur l'échange de contenus piratés.
Dans une nouvelle version de sa plainte déposée le mois dernier (la plainte initiale avait été déposée en mars 2007), Viacom estime que YouTube autorise systématiquement la diffusion de copies illégales de ses films et séries. Le groupe audiovisuel affirme que plus de 150.000 vidéos de la plate-forme piratent ses propres productions. Au total, ces clips auraient été vus plus d'un milliard et demi de fois, bien que Viacom estime que ces données sont certainement sous-estimées.
TELECOMS-FAI Vodafone annonce de bons résulats et la démission de son DG
Le directeur général de Vodafone, Arun Sarin, a a annoncé ce matin qu'il démissionnait de son poste. Il sera remplacé le 29 juillet prochain par l'actuel numéro deux de l'opérateur, Vittorio Colao, vice-directeur général. Agé de 46 ans, ce dernier avait été nommé directeur général Europe et membre du Conseil d'administration de Vodafone en septembre 2006. Il a été auparavant directeur général de RCS MediaGroup, un groupe italien de presse et d'édition.
L'opérateur britannique de télécommunications mobile a, par ailleurs, annoncé des résultats supérieurs aux attentes. Il a enregistré un bénéfice net part du groupe de 6,6 milliards de livres (8,4 milliards d'euros) pour l'exercice 2007/2008, après avoir essuyé une perte de 5,4 milliards l'année précédente. Le chiffre d'affaires s'est établi quant à lui à 35, 4 milliards de livres, soit une hausse de 14,1 %.