INTERNET
Une alliance pour lutter contre les escroqueries sur Internet
Microsoft, Yahoo, Western Union et African Development Bank viennent de former une alliance pour lutter contre les escroqueries à la loterie sur Internet. Selon l'institut de sondage Ipsos, un internaute sur 44 a perdu de l'argent dans des escroqueries de type loterie (entre 100 et 6 000 euros).
Sur Internet, les escroqueries à la loterie sont très répandues. Elles consistent à demander à l'internaute de verser une certaine somme d'argent (des frais de dossier fictifs) suite à un gain supposé à une loterie.
L'alliance permettra aux victimes qui auront déposé plainte d'obtenir des informations complémentaires utiles à la poursuite de leurs démarches. Pour les membres de cette alliance, cela permettra également de croiser un certain nombre d'informations. Un moyen supplémentaire pour lutter contre la malveillance sur Internet, même si la police française dispose de son propre service de lutte contre la cybercriminalité.
LE NET
Paris aurait convaincu l'UE de supprimer l'amendement 138
Paris aurait obtenu l'accord des Etats membres de l'UE pour supprimer l'amendement 138, adopté par le Parlement européen en septembre puis par la Commission européenne en octobre (lire Piratage : Bruxelles adopte l'amendement anti-riposte graduée, du 23/10/2008). Selon "La Tribune", la France devrait demander le retrait de cet amendement lors de la réunion du Conseil des ministres des Télécoms le 27 novembre prochain. Les autres membres devraient soit soutenir cette proposition, soit s'abstenir.
Rédigé par les eurodéputés Guy Bono et Daniel Cohn-Bendit, l'amendement 138 prévoit "qu'aucune restriction aux droits et libertés fondamentales des utilisateurs finaux ne doit être prise sans décision préalable de l'autorité judiciaire". Il interdirait donc à la France de couper les connexions des internautes récalcitrants sur simple décision administrative de l'Hadopi, l'obligeant à passer par un juge. L'amendement 138 ralentit donc considérablement les procédures de sanctions prévues par le projet de loi "Création et Internet".
Nicolas Sarkozy avait, au début du mois d'octobre, écrit au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, pour lui demander de rejeter cet article. En vain. Cette fois-ci, Paris pourrait donc réussir à se débarrasser de ce texte. A moins que les eurodéputés maintiennent l'amendement : si le Conseil des ministres des Télécoms accepte effectivement de retirer ce texte, les parlementaires européens seront à nouveau amenés à se prononcer sur le sujet.
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Google enterre son accord avec Yahoo
Mercredi 5 novembre, face aux résistances émanant du gouvernement américain mais aussi de certains annonceurs, Google a annoncé mettre fin au partenariat publicitaire qui le liait à Yahoo. Au delà des lenteurs des autorités de la concurrence pour délivrer ou non le sésame nécessaire, Google souhaite préserver ses relations avec ses clients les plus importants.
Cette décision intervient quelques jours à peine après que les deux sociétés ont transmis une nouvelle version de leur accord au département américain de la Justice, le week-end dernier. Le texte prévoyait un accord moins large en termes de durée et de portée (lire l'article : Google et Yahoo proposent une version light de leur accord publicitaire, du 05/11/2008).
Dans un communiqué de presse diffusé mercredi dans l'après-midi, Yahoo continue à défendre l'intérêt d'un tel partenariat tout en indiquant que la décision de Google ne devrait pas modifier outre mesure sa croissance dans le search. Malgré tout, la perte se chiffre théoriquement à 800 millions de dollars par an. Et malgré une efficacité des liens sponsorisés qui peut parfois être supérieure avec Yahoo, celui-ci est en mauvaise posture sur le marché (lire l'article : Quelle efficacité pour les liens sponsorisés, du 03/11/2008).
LE NET
Le bénéfice de Lycos Europe divisé par 2,5 depuis début 2008
Fin octobre, le portail Lycos Europe a annoncé des résultats en forte chute sur depuis le début de l'année. Son chiffre d'affaires s'élève à 46,9 millions d'euros sur les neuf derniers mois, soit une chute de plus de 24 % par rapport à la même période l'année dernière. Le bénéfice est quant lui divisé par 2,5, atteingnant 17,1 millions d'euros. L'entreprise cherche un acquéreur depuis plusieurs mois déjà.
OUTILS
Un kit de développement pour BlackBerry
Lancé début novembre, le terminal à écran tactile de RIM, baptisé BlackBerry Storm, possède un kit de développement (SDK). Baptisé Storm, il permet aux développeurs Java d'élaborer des applications pour le terminal de RIM en exploitant les fonctions de la plate-forme Storm. Parmi elles figurent l'interaction via l'écran tactile, et la modification de l'orientation de l'écran d'une application (portait ou paysage) en fonction de la manière dont l'appareil est incliné par son utilisateur.
TELECOMS-FAI
Nokia va supprimer 615 emplois face au tassement des ventes
Face à la stagnation du marché des téléphones portables dans le monde, Nokia a décidé de supprimer 615 emplois sur les 6 000 du groupe. Un tiers des postes concernés sont basés en Finlande, sur son marché domestique. Si les fonctions marketing, recherche et force de vente sont concernées, cette réorganisation touche aussi la production puisque le numéro un mondial de la téléphonie mobile a aussi décidé de fermer son usine de Turku, en Finlande. Selon IDC, le nombre de mobiles livrés par les constructeurs aux distributeurs au 3ème trimestre est en baisse de 0,4 % par rapport au deuxième, malgré la préparation de Noël. Il progresse néanmoins de 3,2 % par rapport à son équivalent 2007.
SYSTEMES-RESEAUX
Salesforce.com propulse les sites Web dans les nuages
Le fournisseur de progiciels en mode SaaS a lancé un nouveau service d'hébergement baptisé Force.com Sites. Grâce à lui, les entreprises pourront désormais exploiter leurs sites Web dans un nouvel environnement de cloud computing pour répondre à des besoins de publication, d'exploitation ou encore de partage. Force.com Sites met à disposition des utilisateurs un ensemble de briques, technologies et applications comme des bases de données, des workflows ou encore des systèmes de personnalisation et d'interfaces utilisateurs.
SYSTEMES-RESEAUX
Fujitsu-Siemens : le divorce est consommé pour 450 millions de dollars
Après de longues semaines de suspense suite à la remise en cause de son alliance avec Fujitsu dans son activité de constructeur de PC (lire l'article du 08/08/2008), Siemens a finalement cédé au fabricant japonais la totalité de sa participation dans la joint-venture qu'il avait créée avec lui. Pris dans la tourmente financière, le fabricant allemand va récupérer la bagatelle de 450 millions de dollars et faire rentrer dans ses caisses de l'argent frais providentiel. Le rachat devrait être entériné le 1er avril 2009, après accord des autorités de régulation compétentes.
E-COMMERCE
Pour Noël, les sites marchands américains s'adaptent à la crise
Les sites marchands américains s'attendent à ce que la croissance de leurs ventes de Noël ralentisse par rapport aux années précédentes. D'après l'enquête menée par Shop.org, 56 % d'entre eux prévoient de vendre 15 % de plus que l'an dernier pour cette période, alors qu'ils étaient 78 % en 2007. Sur l'ensemble de l'année, le total des ventes en ligne devrait progresser de 17 % par rapport à 2007 et atteindre 204 milliards de dollars. D'après Shop.org, le fait que les consommateurs cherchent plus que jamais à faire des économies entretient la croissance de l'e-commerce. 23 % déclarent en effet dépenser plus en ligne en raison du prix élevé du carburant.
Une majorité des e-marchands interrogés se prépare d'ailleurs à offrir les frais de livraison de leurs produits pour attirer les clients. Ils comptent aussi revamper leurs sites afin d'augmenter leurs ventes : 43 % en ajoutant des vidéos pour présenter les produits, 33 % en ajoutant des avis consommateurs et 25 % en créant sur Facebook des pages pour promouvoir leurs sites. Enfin, 27 % disent vouloir ajouter à leur site des pages de déstockage.
TELECOMS-FAI
AT&T limite (aussi) la bande passante de ses abonnés Internet
Décidément, le bridage de l'accès Internet a le vent en poupe aux Etats-Unis. Après le câblo-opérateur Comcast, qui a reconnu en octobre qu'il limitait les données échangées chaque mois par ses abonnés à 250 gigaoctets, et le FAI Frontier Communications qui a annoncé la semaine dernière envisager de facturer un à deux dollars supplémentaires par giga-octet de données transférées, au-delà d'un quota de 5 gigaoctets par mois, c'est au tour du premier opérateur télécoms américain, AT&T, d'envisager de limiter la bande passante de ses abonnés.
AT&T a lancé le 1er novembre un test auprès de ses abonnés de la ville de Reno (Nevada), visant à limiter le transfert de données par mois à 20 gigabytes pour les vitesses DSL les plus basses et à 150 gigabytes pour les vitesses de connexion DSL les plus élevées. Le FAI indique que les abonnés auront accès à des outils permettant de surveiller leur consommation de bande passante et qu'un message d'avertissement leur sera envoyé lorsqu'ils auront consommé 80 % du seuil limite. Au-delà, le prix sera de 1 dollar le gigabyte consommé.
TELECOMS-FAI
La FCC vote l'utilisation des fréquences TV par les télécoms
La Federal Communications Commission (FCC), le régulateur américain des télécoms, a voté le 4 novembre l'ouverture aux services Internet haut débit mobile des fréquences radio laissées libres entre les différents canaux des chaînes de télévision, connues aux Etats-Unis sous le nom de white spaces. Cette décision est une victoire pour les grands groupes de l'Internet et industriels des télécoms, tels que Intel, Microsoft, Dell et Google, qui espèrent tous profiter de ces nouvelles ressources hertziennes pour lancer de nouveaux services en mobilité. Ces fréquences pourraient être disponibles et libres d'usage en février 2009, date du passage de la télévision de l'analogique au numérique aux Etats-Unis (lire l'article Etats-Unis : les fréquences TV vont être utilisées pour le haut débit mobile du 17/10/2008).
EMPLOI, RH
Dell encourage ses salariés à prendre des congés sans solde
Nouvelle politique pour réduire ses coûts ce trimestre : demander à pratiquement l'ensemble du personnel de prendre 5 jours de congés, mais sans solde. Même si l'opération repose sur le volontariat des salariés, la direction rappelle que si les coûts ne sont pas suffisamment réduits des suppressions de postes pourraient être envisagées. Dans le cadre de son programme de réduction des dépenses, Dell a également gelé les recrutements et offert des primes pour les départs volontaires. Le constructeur américain espère d'ici 2010 économiser 3 milliards de dollars par an.
ACTEURS
Intel se retire du capital de VMware
Le constructeur de processeur a procédé à la vente de la moitié de sa participation dans le capital de VMware. 500 000 actions ont été cédées à Cisco et un nombre équivalent à EMC, qui détient déjà la majeure partie du capital de VMware. Les transactions se sont conclues au prix de 26,52 dollars par action. Intel avait en outre informé la SEC de son intention de liquider le reste de sa participation, dont 3,75 millions d'actions supplémentaires le 4 novembre. Intel avait fait l'acquisition de 9,5 millions d'actions de VMware en juillet 2007, à 23 dollars le titre.
E-COMMERCE
Faciliter les retours de produits doperait les achats en ligne
La difficulté de retourner un produit et les coûts occasionnés pour le client constituent le deuxième plus gros obstacle à l'achat en ligne. 81 % des acheteurs américains sont plus susceptibles d'acheter chez un e-commerçant dont la politique en la matière est plus avantageuse, d'après une étude Forrester Research pour UPS. Une politique de retours inflexible ou contraignante peut être un véritable frein à la croissance, en particulier parce que les consommateurs les plus susceptibles de retourner un produit tendent aussi à faire partie des cyberacheteurs les plus actifs, précise Forrester. L'étude ajoute que 81 % des e-shoppers se déclarent plus fidèles aux sites marchands ayant des politiques de retours "généreuses", c'est-à-dire offrant le port du retour ou acceptant un retour à tout moment quelle qu'en soit la raison.
Les plus gros freins à l'achat en ligne sont d'abord le coût de la livraison (79,8 %) et la difficulté et les frais pour retourner un produit (55,2 %), avant l'impossibilité d'examiner physiquement le produit avant de l'acheter (55,1 %). Les consommateurs qui doivent financer le retour d'un produit paient plus de 7 dollars par retour. Dans 65 % des cas, les retours font suite à une erreur de la part du commerçant : 23 % parce qu'un mauvais produit a été livré, 22 % parce que le produit reçu était différent de son apparence en ligne, 20 % parce que le produit est arrivé en mauvais état.
LE NET
L'Egba montre pattes blanches sur la sécurité des joueurs
Selon une étude menée par l'organisme de standardisation et de protection des joueurs dans le secteur des jeux en ligne eCogra, seulement 4 % des standards appliqués par les opérateurs privés membres de l'Egba (European Gaming and Betting Association) pour la protection des joueurs sont moins rigoureux que ceux des monopoles. A l'inverse, 24 % sont plus rigoureux, et 43 % sont équivalents. L'étude d'eCogra a portée sur la comparaison des pratiques de 10 monopoles de jeux européens, dont la Française des Jeux et le PMU.
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Le réseau publicitaire Adknowledge rachète Adonomics
Aux Etats-Unis, après la plate-forme publicitaire Cubics.com, le réseau publicitaire spécialisé dans les médias sociaux Adknowledge fait l'acquisition d'Adonomics, société qui développe des outils de monétisation de site et de mesure de la performance pour les applications Facebook. Ces technologies permettent de tracker l'activité des internautes. Adonomics continuera ses activités comme auparavant mais sera intégré au sein de Cubics. Cet achat participe à la stratégie d'Adknowledge pour accroître sa présence sur le marché des médias sociaux.
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