Testeur logiciel : un métier d’avenir au cœur de la transition numérique

Étape incontournable de tous les projets informatiques majeurs, le test logiciel reste une discipline encore méconnue. Pourtant, le secteur connait une croissance significative (+ 10 % par an jusqu’en 2015 d’après une étude PAC), parmi les plus importantes du secteur IT.

Garant de la qualité et de la viabilité d’un programme, le testeur est une personne clé dans la réalisation du projet. Qui sont ces experts de l’ombre injustement méconnus du grand public ?

Testeur : un vrai métier d’orfèvre

Capable d’intervenir dans la plupart des secteurs d’activité, le testeur a pour mission de garantir la qualité d’un programme informatique et de ses fonctionnalités. A chaque nouveau projet le consultant doit se familiariser avec les enjeux du secteur, mais aussi comprendre les usages finaux et les besoins du client. Selon une méthodologie précise élaborée en amont, il analyse et vérifie, unité par unité, la cohérence et les fonctionnalités du programme, parcourant ainsi l’ensemble du programme à la recherche d’erreurs éventuelles. Il élabore ensuite un rapport détaillé contenant le récapitulatif des anomalies détectées à l’attention des développeurs. Les experts listent ensemble les anomalies pour qu’elles soient corrigées et le rendu perfectionné.
Un programme de test réussi permet de produire une version fiable et opérationnelle du logiciel et d’en améliorer sa qualité.

Des profils très qualifiés

Bien plus qu’un simple expert technique, le testeur est un consultant capable de s’adapter aux secteurs et à ses interlocuteurs. Pour trouver ce type de profil polyvalent et multidisciplinaire les entreprises spécialisées dans le testing recrutent exclusivement des candidats ayant un minimum un bac + 4, avec un profil de type ingénieur. Chez Acial, pure player du test informatique dans le top15 des entreprises mondiales de testing, la majorité des consultants détiennent un bac + 5. Ces profils sont rares et les sociétés spécialisées peinent à trouver des candidats ayant toutes les connaissances et compétences recherchées, à cause, notamment, du manque de formations spécifiques à ce métier bien particulier.

Un manque de formations en France

Face à ce manque de formation, c’est l’expérience qui joue : un bon testeur verra rapidement ses responsabilités augmenter s’il fait preuve de méthode et de rigueur. Quelques rares formations existent tout de même, à l'image de la formation Informatique et Technique du FITEC. Répercussion logique du manque de formation, les sociétés expertes du domaine se sont organisées pour créer leurs propres structures de formation. Elles interviennent également auprès des universités et des écoles afin de transmettre leur savoir en matière de test logiciel. Ainsi, Acial a par exemple créé son propre programme de formation au test qui a été certifié par l'ISTQB/CFTL (International Software Testing Qualification Board/Comité Français des Tests Logiciels).
La diffusion progressive du numérique, de ses usages et de ses applications, dans l’ensemble des secteurs économiques, ne fait qu’accroitre l’importance des programmes de testing. La complexité croissante des systèmes informatiques augmente la possibilité d’erreurs et l’étendue de leur impact. Il ne fait aucun doute que le test est amené à devenir une discipline incontournable de la transition numérique.

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