Des directions générales qui succombent à la tentation
Daniel, Lille
Que pensez-vous des politiques d'externalisation informatique offshore ? Quels avantages et inconvénients ?
L'offshore implique des structures relais (client - front - back) et impose donc une méthodologie stricte, des spécifications claires et stables, une coordination forte, qui est toujours plus difficile à distance, dans une langue et un fuseau horaire différents. Cela dépend donc de la maturité de l'entreprise vis à vis de son SI, et de la nature des sujets confiés.
L'offshore peut être une bonne solution (si l'on oublie l'aspect social), pour des sujets bien cadrés, impliquant des charges importantes et nécessitant peu de compétences fonctionnelles. Le problème est qu'il est présenté de manière très réductrice aux directions générales qui espèrent réduire ainsi de 30% leurs coûts de développement informatique, sans discernement, d'un simple coup de baguette magique. Et cela a conduit à quelques catastrophes.
Avez-vous déjà eu recours à un prestataire offshore ? Quel bilan faites-vous de cette expérience ?
Oui, et c'était une catastrophe ! Sous pression de la direction générale, renforcée par un discours très rassurant d'une SSII (réputée), nous avons mis en offshore la TMA d'une partie de notre système d'information, composée de petites demandes, sur des applications métiers assez complexes.
Au bout d'un an, tout était bloqué, pratiquement aucun développement n'était sorti de cette TMA. Bilan : gros mécontentement des utilisateurs, et plusieurs centaines de milliers d'euros jetées (chez le prestataire comme chez nous).
Conseil : éduquez votre direction générale sur le sujet avant que d'autres le fassent !