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Hervé Rony
Directeur général
SNEP
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Le SNEP a suffisamment défendu le principe des DRM pour aujourd'hui être satisfait par cette initiative. Les DRM ne doivent pas être les bouc-émissaires dans cette affaire. Protéger une œuvre ou un phonogramme doit rester au cœur de la réflexion du développement du nouveau marché de la musique et les titulaires de droits n'ont pas à faire les frais de la stratégie d'autres acteurs de la filière.
Ceci étant, les DRM ne sont jamais, ne l'oublions pas, obligatoires et chacun est libre d'en mettre ou pas. Et loin de toute polémique, je crois que nous n'avons, nous les producteurs de disques, rien à gagner à voir nos partenaires commerciaux comme la Fnac ou Virgin échouer dans leur stratégie pour mettre en place des offres légales. Je remarque d'ailleurs que l'expérience de la Fnac est elle-même dénuée de toute mise en cause de maisons de disques et est limitée. Je pense donc qu'il y a une place pour le débat. Tant mieux.
J'aimerais savoir quel bilan la Fnac tire de cette initiative. Je crois que la facilité d'utilisation des plates-formes de téléchargement est, à l'évidence, un facteur clé de l'intérêt du consommateur. Mais faut-il pour cela supprimer les DRM ? Ne faut-il pas plutôt s'assurer que les lecteurs de musique seront tous capables de lire de la musique achetée sur n'importe quelle plate-forme ? Voilà sans doute la vraie question. Il n'est pas acceptable de ne pas pouvoir, aujourd'hui, le faire. Le vrai sujet est donc celui de l'interopérabilité. Il y a matière à agir, me semble t'il, au niveau européen.
Le SNEP en tant que tel n'est pas là pour bâtir des modèles d'offres légales avec ou sans DRM. C'est de la seule responsabilité des maisons de disques. Ceci étant, le SNEP sera toujours actif quand il s'agira de trouver le meilleur cadre juridique propice aux offres légales dans toute leur diversité.
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