FINANCE
Carol Bartz vend pour 1 million de dollars d'actions Yahoo
Carol Bartz croit-elle en un redressement de Yahoo ? Le PDG de la société a en tout cas vendu pour environ un million de dollars d'actions de Yahoo. Dans un document transmis le 2 juillet à la SEC, le gendarme des marchés américains, la société fait état de la vente de 73 131 actions au prix unitaire de 15,66 dollars. Nommée à la tête de la société début janvier (Lire l'article Carol Bartz choisie pour remplacer Jerry Yang chez Yahoo, du 13/01/09), Carol Bartz avait déjà cédé plus d'un million de dollars d'actions il y a trois mois.
LE NET
Google Books est visé par une enquête antitrust
Après la justice américaine, c'est au tour du gouvernement de s'intéresser à l'accord passé en octobre 2008 entre Google et des asscoiations d'auteurs et d'éditeurs. Pour mettre fin à des poursuites, Google avait alors accepté de payer 125 millions de dollars (Lire l'article Google paie 125 millions de dollars pour développer son e-bibliothèque, du 29/10/08). Dans une lettre au juge chargé de l'enquête sur cet accord, le ministère de la Justice explique avoir ouvert sa propre enquête, portant sur un éventuel manquement à la loi antitrust.
TELECOMS-FAI
T-Mobile UK : Deutsche Telekom préférerait un échange d'actifs
Alors que Vodafone, Orange et Telefonica préparent chacun une offre, Deutsche Telekom se satisferait plus d'un échange d'actifs que d'une vente de sa filiale mobile britannique.
Deutsche Telekom, qui désire se séparer de sa filiale britannique T-Mobile UK, envisage de procéder par échange d'actifs, affirme le "Financial Times". L'opérateur allemand préférerait éviter une vente pure et simple ou une fusion pour T-Mobile, qui lui a fait perdre 1,8 milliard d'euros au premier trimestre de cette année. Les autorités de régulation pourraient en revanche s'opposer à cette idée, ajoute le quotidien britannique.
Or tous les principaux opérateurs présents sur le marché sont intéressés. Le britannique Vodafone étudierait actuellement une offre pour racheter T-Mobile UK ou pour mettre en place une co-entreprise (lire l'article Vodafone voudrait racheter son concurrent T-Mobile UK, du 29/06/2009). France Telecom a clairement dit ne pas vouloir lancer une offre en cash, mais envisagerait aussi de former une société commune avec sa filiale Orange UK. Mis en place de façon étendue, le partage de réseau des deux entreprises serait source d'importantes économies.
Telefonica est également entré dans la bataille. Cependant, leader du marché mobile britannique avec sa filiale O2, le projet d'acquisition du groupe espagnol risque fort de rencontrer l'opposition des autorités de régulation. Tout comme l'offre de Vodafone. Telefonica et Vodafone détenant respectivement 27 et 25 % de part du marché mobile britannique, T-Mobile et ses 15 % de part de marché garantiraient en effet à l'acquéreur une position confortable de leader.
Pour sa part, Deutsche Telekom a néanmoins déclaré être ouvert à toutes les possibilités. Les deux actionnaires de référence de DT, le gouvernement allemand et le fonds d'investissement Blackstone, poussent apparemment à la vente. Le "Financial Times" n'exclut d'ailleurs pas complètement l'option d'une vente ou d'une fusion, à condition que Deutsche Telekom y gagne au moins 3 milliards d'euros.
Mais d'après le quotidien, le candidat préféré de Deutsche Telekom serait Vodafone, avec l'objectif d'échanger T-Mobile UK contre des actifs de la filiale turque du groupe afin de compléter sa récente acquisition du grec OTE.
TELECOMS-FAI
Le plan haut-débit américain est-il illégal?
Le plan haut-débit du gouvernement américain, qui prévoit l'allocation de 4 milliards de dollars pour déployer l'Internet haut débit dans les régions du pays les moins couvertes, est peut-être en contradiction avec des lois et régulations actuelles. C'est en tout cas l'opinion de USTelecom, qui représente les plus gros opérateurs américains, dont Verizon et AT&T. USTelecom a précisé être toujours en train d'analyser les exigences requises pour fournir des prêts et des subventions aux prétendants, qui peuvent inclure des états et des administrations locales aussi bien que des organisations à but lucratif ou non. Certains nouveaux mandats iraient, selon USTelecom, bien au-delà de la législation actuelle et des règles fixées par la FCC. Si cette remarque était avérée, le plan haut-débit de Barack Obama risquerait alors de prendre un certain retard.
E-COMMERCE
Des états américains trament de nouvelles taxes e-commerce
Période de crise oblige, les Etats américains rivalisent d'imagination pour taxer les sites marchands. Mais ces derniers, déjà exemptés de TVA, font tout pour y échapper.
En mal de revenus, plusieurs états américains envisagent de passer de nouvelles lois ou d'en réviser d'anciennes pour taxer les e-commerçants. Par exemple, si la Caroline du Nord ne parvient pas à taxer les ventes en ligne des sites marchands basés dans un autre état, son ministre du budget prévoit d'interpréter des lois déjà existantes de façon à exiger des sociétés ayant des affiliés marketing qu'elles collectent des taxes.
Imposer les e-marchands d'autres états pourrait rapporter entre 150 et 200 millions de dollars par an, a-t-il calculé. Le Congrès américain a d'ailleurs déjà examiné des projets de loi visant à uniformiser les systèmes fiscaux des états afin de leur permettre en mettre en œuvre ces taxes sur les ventes en ligne inter-états (Lire l'article Bientôt la fin du shopping en ligne sans TVA aux Etats-Unis ? du 17/04/2009).
Ce nouveau combat commence alors que le précédent est à peine achevé : depuis un mois, les législateurs de New York, Rhode Island, Caroline du Nord et Hawaï ont examiné de près des lois forçant les e-commerçants à taxer les e-acheteurs s'ils disposent d'affiliés marketing dans l'état, considérés comme des agents de vente physiquement présents dans l'état (lire l'article Amazon US se bat contre le projet de loi de TVA du e-commerce, du 24/06/2009).
Devant les menaces d'Amazon, d'Overstock ou encore de Blue Nile de mettre fin à leurs partenariats avec les affiliés de ces états, les gouverneurs d'Hawaï et de Californie ont fait machine arrière et le Maryland, le Minnesota et le Tennessee ont renoncé à passer ce type de loi (Lire l'article Amazon.com ne paie plus ses affiliés de Rhode Island, du 30/06/2009). D'après Forrester Research, si les revenus apportés par les affiliés représentent 8 à 20% des ventes des sites marchands, beaucoup de ces cyberacheteurs achèteraient sur ces sites de toutes façons.
TELECOMS-FAI
UK : Vodafone revient chez Carphone après 3 ans d'infidélité
Les magasins Carphone Warehouse vont à nouveau proposer les abonnements de Vodafone au Royaume-Uni, trois ans après que l'opérateur mobile britannique a mis fin à leur partenariat. Vodafone restera aussi vendu chez Phone4U, vers qui il s'était tourné durant cette période. L'opérateur, qui avait quitté Carphone pour faire des économies, n'a jamais repris sa place de leader sur le marché britannique. Aujourd'hui, il détient aujourd'hui 25 % de parts de marché, derrière les 27 % d'O2, filiale de l'espagnol Telefonica. De son côté, Carphone, qui a racheté en mai la filiale britannique de l'italien Tiscali, dispose de sa propre activité de téléphonie fixe. Il est le plus gros fournisseur d'Internet domestique au Royaume-Uni avec 25 % de part de marché.
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