Période de crise oblige, les Etats américains rivalisent d'imagination pour taxer les sites marchands. Mais ces derniers, déjà exemptés de TVA, font tout pour y échapper.En mal de revenus, plusieurs états américains envisagent de passer de nouvelles lois ou d'en réviser d'anciennes pour taxer les e-commerçants. Par exemple, si la Caroline du Nord ne parvient pas à taxer les ventes en ligne des sites marchands basés dans un autre état, son ministre du budget prévoit d'interpréter des lois déjà existantes de façon à exiger des sociétés ayant des affiliés marketing qu'elles collectent des taxes.
Imposer les e-marchands d'autres états pourrait rapporter entre 150 et 200 millions de dollars par an, a-t-il calculé. Le Congrès américain a d'ailleurs déjà examiné des projets de loi visant à uniformiser les systèmes fiscaux des états afin de leur permettre en mettre en œuvre ces taxes sur les ventes en ligne inter-états (
Lire l'article Bientôt la fin du shopping en ligne sans TVA aux Etats-Unis ? du 17/04/2009).
Ce nouveau combat commence alors que le précédent est à peine achevé : depuis un mois, les législateurs de New York, Rhode Island, Caroline du Nord et Hawaï ont examiné de près des lois forçant les e-commerçants à taxer les e-acheteurs s'ils disposent d'affiliés marketing dans l'état, considérés comme des agents de vente physiquement présents dans l'état (
lire l'article Amazon US se bat contre le projet de loi de TVA du e-commerce, du 24/06/2009).
Devant les menaces d'Amazon, d'Overstock ou encore de Blue Nile de mettre fin à leurs partenariats avec les affiliés de ces états, les gouverneurs d'Hawaï et de Californie ont fait machine arrière et le Maryland, le Minnesota et le Tennessee ont renoncé à passer ce type de loi (
Lire l'article Amazon.com ne paie plus ses affiliés de Rhode Island, du 30/06/2009). D'après Forrester Research, si les revenus apportés par les affiliés représentent 8 à 20% des ventes des sites marchands, beaucoup de ces cyberacheteurs achèteraient sur ces sites de toutes façons.