UberX et UberPool baissent leurs tarifs de 20% à Paris

Suite aux ristournes annoncées à Paris par les Taxis Bleus et G7 les vendredis et samedis soirs, l'application américaine riposte.

A partir de ce vendredi 9 octobre, Uber abaisse de 20% les tarifs de son principal service de VTC, UberX, a déclaré son DG France Thibaud Simphal au Figaro. Quant à UberPool, qui permet aux utilisateurs de partager une partie de leur trajet avec d'autres, il sera encore 25% moins cher toutes les nuits, de 20h à 6h. Malmené par les taxis, par la Justice et par le Conseil constitutionnel, qui il y a deux semaines a interdit définitivement son service de chauffeurs non professionnels UberPop, Uber repasse donc à l'offensive.

En effet, pour stopper l'hémorragie des clients séduits par l'application américaine, les taxis G7 et les Taxis Bleus ont récemment abaissé leurs propres tarifs sur une tranche horaire très prisée des VTC, celle des noctambules circulant le weekend. G7 offre ainsi un discount de 20% aux 15-25 ans et les Taxi Bleus proposent un forfait nocturne de 10 euros la course. Mais il faut aussi compter sur la start-up française Heetch, qui prospère pour sa part de 20h à 6h à Paris et Lyon sur la cible des vingtenaires, alors que son modèle est le même qu'UberPop. Bref, un marché plus disputé qu'on ne le pense lorsqu'on cherche comment rentrer dans sa banlieue à 3h du matin.

La hausse de l'activité doit compenser ces ristournes

Avec ses baisses de tarif, Uber espère donc relancer sa conquête de la capitale et y accroître encore sa part de marché. "En baissant les prix, nous nous adressons à des clientèles auxquelles le marché offre peu de solutions, qu'il s'agisse des jeunes, des trajets de nuit, des trajets vers la banlieue ou de banlieue à banlieue", précise Thibaud Simphal. Présent aussi dans huit autres grandes villes françaises, l'application revendique plus d'un million d'utilisateurs dans le pays. Très sensible aux prix, les rangs de ces voyageurs devraient encore se renforcer.

Et selon Uber, les chauffeurs n'en feront pas les frais. La société leur garantit en effet le maintien de leurs revenus pendant six semaines, accusant seule le coup de ces rabais. Elle espère en effet les voir rapidement compensés par une croissance de l'activité similaire à ce qu'elle a observé à New York. Dans la ville qui ne dort jamais, Uber précise que le revenu horaire de ses chauffeurs est passé de 26,36 dollars en 2012 à 39,90 dollars suite à quatre baisses de tarifs successives. Et leurs voitures restent inoccupées deux fois moins longtemps.

Comparaison des tarifs horokilométriques des taxis et d'Uber à Paris, avant rabais © sociétés

 

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