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19/10/2007

Fruitrouge veut lever 2 millions d'euros pour s'étendre à l'international

Un an après son lancement, le Petit Poucet des ventes privées souhaite se déployer en Amérique du Nord, en Asie et en Europe. Pour cela, la société concrétise actuellement une levée de fonds.
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Décidément, l'international semble être le nouvel axe de développement des acteurs français de ventes privées. Après Vente-privee.com qui s'est installé en Allemagne et en Espagne (lire l'article Ces e-commerçants qui se sont lancées à l'étranger, du 20/06/07), Private Outlet qui dès son lancement est présent dans 5 pays européens (lire l'article du 18/10/07), c'est au tour de Fruitrouge de viser l'international, un an seulement après son lancement en France avec 80.000 euros de capital (lire l'article Fruitrouge cède à la fringale de vente privée du 26/10/07).

 

"Notre objectif est, dès 2008, de dupliquer à l'étranger le modèle des ventes privées en visant avant tout les pays où nos concurrents ne sont pas encore installés", explique Julien Casel, co-gérant et co-fondateur du site de ventes privées. Dans cette perspective, trois zones géographiques ont été sélectionnées : l'Amérique du Nord pour lequel le site devrait bientôt être finalisé, l'Asie (sans plus d'indication de pays) et l'Europe avec en ligne de mire l'Espagne et peut-être, les pays scandinaves.

 

Au delà, deux autres projets viennent s'ajouter à ce plan de déploiement. Mais contrairement au premier, ils visent moins à étendre la couverture géographique de Fruitrouge en dupliquant la boutique dans d'autres pays, qu'à développer de nouveaux concepts de vente et donc, de nouvelles sources de revenus et de trafic sur le territoire national.

 

Le premier d'entre eux consiste à développer, à l'instar de BrandAlley, une plate-forme de ventes privées en marque blanche ; le second, à créer une interface qui permettra aux membres de Fruitrouge de réaliser leur propre mini-boutique, recensant, le temps d'une vente, les articles préférés de leurs créateurs qui seront rétribués en fonction du nombre de ventes réalisées par leur intermédiaire. "Nous voulons exploiter au mieux, le pouvoir prescripteur de nos membres, souligne Julien Casel. C'est pourquoi nous envisageons, dans un second temps, de permettre à ces derniers d'exporter leur boutique sur un autre site."

 

Enfin, afin de diminuer la pression marketing sur ses membres qui aujourd'hui sont au nombre de 550.000, le site de ventes privées travaille en interne sur un gros programme d'e-CRM. Objectif : pouvoir proposer des opérations qui coïncident avec les centres d'intérêts de ses clients et augmenter le nombre de ventes par semaine, celles-ci étant aujourd'hui au nombre de 16 par mois.

 

"Objectif : lever 2 millions d'euros"
Autant de projets qui seront financer en partie sur les ressources propres de la société et en partie par la levée de fonds que le site de ventes privées est en train de concrétiser. Objectif : lever 2 millions d'euros.

 

En 2007, la société compte réaliser un chiffre d'affaires situé entre 2,3 et 2,5 millions d'euros, soit 4 fois plus que ses prévisions initiales qui s'élevaient à 550.000 euros. Un dynamisme que Julien Casel attribue essentiellement à un changement dans la politique de sourcing de la société. Au lieu de ne référencer que des grandes marques qu'ils avaient d'ailleurs du mal à attirer en raison de la faible notoriété de leur site, Fruitrouge a décidé en janvier 2007 de démarcher des jeunes créateurs.

 

"C'était un coup de poker, explique le fondateur de la société. Mais, il a fonctionné. Nous nous sommes rapidement rendu compte que nous vendions plus sur ces petites marques que sur celles plus connues, car cette niche n'était pas exploitée par les autres sites de ventes privées. Par ailleurs, cette politique nous a permis de nous faire connaître et de toucher des marques disposant de stock plus importants."

 

Résultat, aujourd'hui 50 % du chiffre d'affaires de Fruitrouge provient de ces marques de créateur qui représentent, en volume, 70 % des ventes. L'autre moitié des revenus de la société est assurée par les grandes marques qui représentent 30 % des transactions sur le site. Un modèle qui lui a permis non seulement de se développer, Fruitrouge compte désormais 18 personnes au lieu de 4, mais aussi d'être rentable dès mars 2007. Une rentabilité toutefois encore fragile, celle-ci fluctuant en fonction des projets de développement de l'entreprise.

 

Fruitrouge.com en chiffres
Chiffre d'affaires réalisé fin septembre 1,8 million d'euros
Chiffre d'affaires anticipé pour 2007 2,3 à 2,5 millions d'euros
Effectif 18 personnes dont 4 à la relation client
Nombre d'adhérents 550.000 inscrits
Nombre de colis envoyés depuis octobre 2006 50.000
Nombre de clients 33 à 35.000
Type de ventes 90 % vêtements, 10 % décoration
Origine du trafic sur le site 50 % jeux concours, 20 % blogs, 30 % viral
Part du budget communication dans le CA 8 % sur une année
Source : Journal du Net / Octobre 2007

 


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