La livraison n'est qu'à l'aube de la révolution du dernier kilomètre De nombreuses autres options de livraison sont en train d'émerger

L'éventail des services de livraison ne cesse de s'étoffer de nouvelles possibilités. Par exemple, si Cityssimo n'a pas décollé autant que l'aurait souhaité Coliposte, les consignes automatiques semblent enfin promises à un bel avenir. Neopost commence à déployer à Paris et bientôt à Bordeaux ses Packcity et vise un objectif de 1 500 terminaux de 40 à 150 casiers chacun d'ici deux ans. De son côté, le spécialiste polonais des consignes automatiques InPost vient juste de débarquer dans l'Hexagone sous le nom d'Abricolis. Déjà présent dans 20 pays, il compte installer plus de 16 000 terminaux en Europe d'ici trois ans et désire s'étendre aux Etats-Unis en y installant 10 000 Abricolis d'ici fin 2016. Selon ces acteurs, les automates de livraison assurent en effet un service complémentaire aux points relais, qui souffrent de problèmes de place, proposent des horaires limités et ne sont pas toujours pérennes au sein des réseaux spécialisés. Placées à des endroits stratégiques, les consignes pourraient donc inverser les rôles et reléguer les points de retrait au statut de complément. Là encore, les consignes n'ont pas de raison de demeurer la prérogative de sociétés spécialisées. Darty en utilise déjà dans certains magasins en tant que réceptacles d'achats click&collect. Et les Amazon Lockers se déploient depuis 2012 aux Etats-Unis et à Londres.

Ces nombreuses innovations bénéficient aussi bien à l'e-commerce qu'au commerce

On peut encore trouver plus innovant encore que les casiers de livraison. En regardant par exemple du côté du constructeur automobile Volvo, qui a mis au point un système de livraison dans le coffre de voiture et cherche désormais des partenaires, retailers et sociétés de livraison. Et pourquoi pas aussi du côté des drones, comme ceux du Californien QuiQui, qui projette de livrer ainsi des médicaments à domicile.

Bref, le dernier kilomètre fait actuellement l'objet de nombreuses innovations, qui concernent aussi bien l'e-commerce que le commerce. Ce qui n'est que très naturel : peu importe, pour le client, que le produit soit issu du stock d'un magasin physique ou du stock d'un e-marchand, du moment qu'il commande via le canal de sa préférence et se fait livrer de la façon qui l'arrange le plus. A ceci près que les commerces physiques vont de plus en plus bénéficier des options de livraison locales et que les consommateurs, rodés à l'achat en ligne, ont pris l'habitude de se faire livrer. Tout porte donc à prévoir un accroissement des volumes livrés, qui devraient encore accélérer le bouleversement du secteur de la livraison et favoriser l'émergence de nouveaux modèles.

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