Au-delà de ces opportunités économiques, le marché britannique présente également des évolutions de comportements favorables aux acteurs dont les solutions peuvent être perçues comme anti-crise.
C'est par exemple le cas d'Oxatis, qui travaille beaucoup avec des revendeurs du type webagencies. D'après son PDG Marc Schillaci, les entreprises, même de taille moyenne, estiment de plus en plus qu'il leur coûte trop cher de développer leur boutique en ligne en interne. "Elles envisagent beaucoup plus souvent de se tourner vers des solutions plus automatisées, comme les nôtres. Nous bénéficions donc d'une grande écoute des revendeurs. Quand nous organisons une conférence avec des webagencies, il y a toujours beaucoup de monde, une vraie demande."
| "La période de crise est sans doute favorable à ce que les gens cherchent à lancer un business en ligne" |
De même, le contexte économique global favorise la migration de la publicité des médias traditionnels vers Internet. Et c'est encore plus vrai au Royaume-Uni, qui est particulièrement sévèrement touché par la crise. "De plus, comme partout en Europe, ils ont beaucoup d'inventaire difficile à placer, souligne Alain Lévy, PDG de Weborama. Ils ont donc une écoute très favorable aux solutions Internet efficaces."
Par ailleurs, le secteur du e-commerce bénéficie du fait que l'auto-entreprenariat est très développé au Royaume-Uni, beaucoup plus qu'en France notamment. "Beaucoup de gens y entreprennent, en plus de leur emploi principal. Or
la période de crise est sans doute favorable aux gens qui cherchent à lancer un business en ligne", remarque Marc Schillaci.