L'e-commerce peut-il fidéliser sur Facebook ? Open Graph et e-commerce

Une présence sur Facebook n'est pas la seule façon de fidéliser via le réseau social. La particularité de la plate-forme est de pouvoir être déportée directement sur les pages d'un site e-commerce via l'intégration du Facebook Connect, de métadonnées Open Graph ainsi que du bouton like (ou de nouveaux boutons d'interaction) sur tout ou partie des pages produits. "Tout l'enjeu de l'Open Graph et de Facebook Connect est d'ajouter une touche sociale à un site pour pouvoir récupérer des données incrémentales", note Patrick Robin. Ces données serviront par la suite à envoyer des offres plus pertinentes aux internautes.


emeric ernoult, co-fondateur d'agora pulse
Emeric Ernoult, co-fondateur d'Agora Pulse © S. de P. Agora Pulse
Chaque fois qu'un internaute clique sur l'un des boutons d'interaction de Facebook depuis un site, il est d'office abonné à une page dite fantôme (car non visible sur le réseau) que gère l'éditeur du site. En tant qu'administrateur de cette page fantôme, il peut s'adresser directement aux personnes inscrites via leur newsfeed et peut ainsi leur pousser des offres en rapport avec cette page. En disposant ces boutons sur ses pages, "l'e-commerçant peut ainsi obtenir une segmentation en fonction de ce que les gens aiment", explique Emeric Ernoult. Sans oublier qu'un clic sur un bouton like par un internaute est répercuté dans le fil d'actualité de ses contacts et peut donc également générer du trafic additionnel.


Selon le co-fondateur d'Agora Pulse, cette technique serait encore assez peu répandue dans l'e-commerce. Cdiscount fait par exemple partie des acteurs du secteur à tirer parti des métadonnées Open Graph. Il estime que les messages adressés aux abonnés de ces pages fantômes peuvent afficher des taux de clic et d'engagement jusqu'à cinq fois supérieurs à la moyenne. "Plus on est ciblé, moins on est spammé", conclut-il.

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