Exclusif : Greenweez se renforce sur le bio pour bébé en rachetant Natiloo

Greenweez acquisition Natiloo 0614 Grâce à cette acquisition, le site marchand de produits bio et bien-être table sur un chiffre d'affaires 2014 de 20 millions d'euros.

L'e-marchand de produits bio Greenweez vient de conclure l'acquisition de Natiloo, spécialisé dans le bio pour bébé. Le montant de l'acquisition n'est pas connu. Cette opération va les faire bénéficier des réductions de coûts liées aux volumes : meilleures conditions d'achat, mutualisation logistique, coûts de transport abaissés... "Nous comptons néanmoins conserver les deux marques, précise Romain Roy, fondateur et président de Greenweez. Ceci pour jouer la complémentarité entre d'un côté un vaisseau amiral généraliste présent sur tous les univers de la consommation courante, hors produits frais, et de l'autre un hyperspécialiste de l'enfant, que rejoindront peut-être d'autres sites verticaux".

Lancé en novembre 2008 par Romain Roy et Carl de Miranda, Greenweez, "hypermarché de la vie saine", a enregistré un chiffre d'affaires 2013 de 12 millions d'euros, contre un peu moins de 5 millions en 2012. Basé à Annecy et employant 60 salariés, l'e-marchand compte 35 000 références et 750 marques qui se répartissent sur 10 univers : la maison, les enfants, la cuisine et l'épicerie, le plein-air, la santé et le bien-être, les cosmétiques, la mode et l'énergie. Début 2011, Greenweez a levé 2 millions d'euros auprès d'A Plus Finance. Deux ans après, il réalisait un nouveau tour de table de 3 millions d'euros auprès d'A Plus Finance, Promelys Participations et Sigma Gestion ainsi que de business angels. Apport de capital qui lui a permis de débuter son expansion internationale, l'e-commerçant étant depuis 2014 présent dans 5 pays européens.

Natiloo à l'international en 2015

Egalement sur le créneau du bio et de l'équitable, Natiloo a ouvert un an et demi plus tôt, en juin 2007, à l'initiative de Ludovic Chevalier et Christian Jourdier. Début 2010, Arnaud Solal rachète la société aux côtés de CM-CIC Capital Privé. Ils injectent ensemble 1,6 million d'euros puis 2 millions un an plus tard afin que le site étoffe son catalogue, accélère ses actions marketing et attaque l'Europe du Sud. Il emploie aujourd'hui une dizaine de personnes, dispose de 7 000 références de 180 marques et affichait un chiffre d'affaires 2013 d'environ 3 millions d'euros. Mais s'il a lancé une incursion sur la beauté et maison, Natiloo a pour l'instant renoncé à l'Italie et à l'Espagne. Son acquisition par Greenweez devrait relancer ces projets. "Nous avons les outils multilingues, les accords avec les transporteurs, les process de retour en place... Nous allons donc pouvoir faciliter grandement le déploiement de Natiloo en Europe, sans doute à partir du début 2015", souligne Romain Roy. Et en effet, Greenweez a porté entre 10% et 15% la part de l'international dans ses ventes en quelques mois seulement.

Cette année, le dirigeant prévoit que Greenweez et Natiloo totaliseront 20 millions d'euros de ventes. Une croissance certes plus lente qu'en 2013 mais de 33% quand même. "Lancer l'international a été très structurant et a demandé beaucoup d'investissements, qui jusqu'ici étaient directement consacrés à la croissance, explique-t-il. Mais nous croyons beaucoup au potentiel de l'Europe." Romain Roy s'attend par exemple à ce que le marché allemand, où Greenweez démarre très fort, rattrape assez rapidement le marché français. "A terme, l'international constitue donc le vecteur de croissance le plus important de la société."

En outre, la rentabilité n'est pas loin. Quasi rentable, Greenweez devrait atteindre l'équilibre en 2015. Quant à Natiloo, les bénéfices attendus de la mutualisation avec sa nouvelle maison-mère devraient suffire à le rendre profitable presque immédiatement, affirme Romain Roy. Lequel n'exclut pas de procéder à d'autres acquisitions à l'avenir, aussi bien en France qu'à l'étranger.

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