Jean-Marc Roberts ne veut (finalement) pas interdire l'e-commerce de livres

Le patron des Editions Stock, qui disait vouloir faire des librairies physiques le "lieu unique" de la vente de livres, a précisé ses propos.

Le patron des Editions Stock, qui avait estimé le 17 août sur Europe 1 que la vente en ligne de livres allait "détourner le vrai lecteur de la littérature" et qu'il fallait défendre les librairies physiques comme "lieu unique" de la vente de livres, est depuis revenu sur ses propos. Au micro de Radio Suisse Romande, Jean-Marc Roberts a précisé qu'il ne désirait en réalité pas interdire l'e-commerce de livres.

 

Il admet néanmoins en vouloir particulièrement aux citadins qui "par paresse" se détournent des librairies de quartier au profit du Web et, à terme, les condamnent. Il accuse également les sites marchands d'écouler principalement des best-sellers.


Il ajoute enfin être "terrifié" par le principe de la gratuité : "Tout le monde sait pirater de la musique, maintenant tout le monde sait faire pour le cinéma. (...) Très bientôt, ils sauront le faire pour les livres." Et de se demander "comment vont vivre les auteurs". Pour Jean-Marc Roberts, l'Histoire est déjà écrite : "Je ne suis pas con, on a perdu, c'est foutu, c'est fini". Apportant de l'eau au moulin de l'écrivain-éditeur, le cabinet Xerfi prévoit que les librairies ne dépassant pas le million d'euros de chiffre d'affaires annuel seront rapidement contraintes de mettre la clef sous la porte.

Chiffre d'affaires