La distribution traditonnelle boude encore le Web


Avec 10 % des ventes en ligne de biens d'équipement à la personne, les enseignes de distribution traditionnelles affichent un retard sur le marché du e-commerce.

En France, les ventes en ligne ne représentent que 3,4 % de la consommation des ménages en équipement de la personne, soit 2,3 milliards d'euros. Selon une étude de Precepta, les enseignes de distribution traditionnelles sont encore largement sous-représentées sur Internet. 

En effet, seulement 40 % des 80 enseignes phares du marché ont un site marchand. Les grands magasins, les chaînes d'équipement, les grandes surfaces alimentaires ne représentent pour leur part que 10 % des ventes d'équipement à la personne sur Internet, contre 60 % pour les VADistes et 30 % pour les pure players. Ayant un coup d'acquisition client de facto moindre grâce à leur notoriété et bénéficiant de moyens logistiques solides (taille importante de leurs réseaux et des centrales d'achat), les distributeurs traditionnels auraient pourtant de sérieux arguments pour partir à l'assaut du Web. 

En outre, l'étude révèle des inégalités quant aux types de produits proposés et achetés sur la Toile. Ainsi près des trois quarts (74 %) des ventes en ligne de biens d'équipement à la personne sont réalisées dans le domaine de l'habillement. De leur côté, les parfums et cosmétiques représentent 11 % des ventes, les chaussures 6 %, la maroquinerie 5 % et l'horlogerie-bijouterie 4 %. Enfin, selon Precepta, les ventes en ligne aux particuliers vont poursuivre une croissance de 15 % en 2009 et 2010.

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