1855 (enfin) placé en redressement judiciaire

Le tribunal de commerce de Paris a placé l'e-marchand de vin en redressement judiciaire le 7 octobre. Ses clients non livrés ont deux mois pour se faire connaître.

Il était plus que temps, doivent estimer les centaines de clients floués et jamais livrés par l'e-commerçant de vin. Le 7 octobre, le tribunal de commerce de Paris a placé en redressement judiciaire le groupe Héraclès, dont s'est récemment rebaptisé 1855, indique "la Revue des Vins de France". Le groupe avait essayé en septembre de se placer sous la protection du tribunal pour entamer une procédure de sauvegarde. Mais au vu de ses comptes, celui-ci l'a considéré en cessation de paiement. Le redressement judiciaire a été prononcé le soir du 7 octobre, tandis qu'était nommé un administrateur judiciaire, Me Stéphane Gorrias, en charge de la question des créances impayées.

Côté Héraclès, on n'hésite pas à se défausser sur les clients. "Ceux qui avaient obtenu des astreintes et pénalités importantes absorbaient les ressources financières de l'entreprise et faisaient retarder d'autant les livraisons des clients les plus patients", indique le groupe dans un communiqué. Sauf qu'Héraclès n'a en réalité honoré que très peu d'astreintes. De quoi d'ailleurs déclencher, en juillet dernier, la saisie de 21 000 bouteilles dans ses stocks à Bordeaux, vendues aux enchères.

Le dispositif du redressement judiciaire n'empêche pas 1855 de poursuivre son activité. Son administrateur judiciaire va maintenant devoir bâtir un plan de redressement afin de rembourser les créances impayées. Les clients non livrés par 1855 ont deux mois pour demander à être remboursés. Mais comme le note "la Revue des Vins de France", le groupe a malheureusement "peu de stock et peu de biens à vendre pour rembourser ses dettes. Et les marques ne valent plus grand chose." 1855 entraîne également dans sa chute ChateauOnline et Cave-Privée, rachetés en 2011 et 2010 respectivement.

1855 / Redressement judiciaire