» Types de sites affiliés
: les sites éditeurs se sont professionnalisés, d'après François
Bieber, PDG de Net Affiliation. "Ce ne sont plus des pages personnelles sur
lesquelles sont mises des photos de vacances. Pour certains cela devient
une activité professionnelle à part entière". Par ailleurs, les sites affiliés
thématiques se multipliant, les programmes d'affiliation peuvent être affinés
et permettre un ciblage comportemental. C'est ainsi que la plate-forme
affilinet vient de mettre au point un nouvelle génération de bannières contextuelles,
dénommée affilimatch.
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Balance des comptes d'un affilié de la plateforme
TradeDoubler
Photo © TradeDoubler
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» Plates-formes : tandis
que les affiliés qui font de l'affiliation un métier multiplient le
nombre de plates-formes auxquelles ils sont inscrits, les annonceurs ont tendance,
pour leur part, à le diminuer. Il était auparavant courant, pour un gros annonceur,
de travailler avec quatre, voire six plates-formes, mais aujourd'hui "ils
réalisent que deux suffisent largement", selon Sylvain Gross, directeur général
de Public-Idées.
Le rapport de forces entre affiliés et annonceurs s'est également
modifié, et donne l'avantage aux premiers. Dorénavant, les affiliés sélectionnent
les programmes auxquels ils souhaitent participer. Plus exigeants en
termes de qualité de l'offre à promouvoir et de rémunération, ils évaluent
également mieux les programmes susceptibles d'intéresser leur audience, et
donc de leur rapporter de l'argent.
» Rémunération :
l'évolution du mode de rémunération est la tendance la plus marquante du
marché ces deux dernières années, avec la montée en puissance d'un principe
de rémunération à la performance. D'abord au CPM (coût pour mille), le
mode de rémunération a progressivement glissé vers du CPC (coût par clic)
avant de s'orienter fortement vers du CPA (coût par action/achat).
Comme l'explique Vincent Pelillo, directeur général d'affilinet France :
"les annonceurs n'achètent plus des prospects, mais des clients".
» Contenus : l'évolution
des pratiques sur la toile a permis l'apparition d'outils d'affiliation plus
intelligents et plus riches, en termes de contenus. Vidéos et widgets
viennent en complément des simples bannières ou liens, pour offrir plus
d'informations.
» Techniques :
les plates-formes d'affiliation mettent au point des prolongements de leurs
outils de transaction en dehors du Net. TradeDoubler a ainsi lancé TD Talk,
qui permet de rémunérer l'affilié à l'origine d'un achat opéré
par téléphone. Pour le directeur général de la plate-forme, Germain Bos, "Internet
devient alors un outil de qualification de prospect". En ce qui concerne
l'achat en magasin, la traçabilité avec un affilié est plus complexe
à établir, mais des techniques font leur apparition, comme les bons de réduction
imprimables.
» Trafic : le marché
ayant atteint une certaine maturité, il est facile de déterminer les plus
gros affiliés sur la place française, ces "top affiliés" qui engendrent
le gros du trafic. Le nouvel enjeu pour les plates-formes est alors de trouver
du trafic dit "alternatif", selon Cyril Toulet, directeur général de
la plateforme zanox, qui a créé un poste à cet effet. Deux
voies sont possibles selon lui : les invendus et les sites étrangers capables
de fournir du trafic français. Fin 2006, ce trafic alternatif représentait
5 % du trafic total, aujourd'hui il serait de l'ordre de 15 % à 20 %
et Cyril Toulet ne serait pas étonné qu'il atteigne 25 % d'ici fin 2008.